Le cannibalisme en Océanie, bientôt l'objet d'un colloque

société
Colloque sur le cannibalisme
©NC la 1ère
Le colloque Troca se tiendra du 27 au 29 octobre sur internet, il traitera du cannibalisme en Océanie et regroupera 7 universités différentes de Métropole, de Polynésie française, d’Australie ou encore de Nouvelle-Calédonie.

Comment le cannibalisme en Océanie est évoqué à travers l'histoire ? C'est tout l'enjeu du colloque Troca, organisé du 27 au 29 octobre en distanciel. 

Gwaënael Murphy, historien, va y exposer ses travaux sur le cannibalisme sur le Caillou... En 1865, le massacre de Gatope en Nouvelle-Calédonie et le décès de 5 marins, embarqués sur un caboteur au mouillage, montrait une suspicion de cannibalisme. Elle ne reposait que sur des récits subjectifs, sans preuves archéologiques. "Si le cadavre n'a pas été retrouvé, cela résulte d'un festin anthropophagie", était-il écrit à l'époque.

Cannibalisme Océanie
©NC la 1ère

 

"Pour l'instant, on est en attente de ces preuves, et les seules que l'on ait, ce sont les récits subjectifs de missionnaires, de colonisateurs, de voyageurs des tout débuts de la colonisation", explique Gwaënael Murphy, maître de conférences en histoire à l'UNC.

L'absence de preuves archéologiques est aussi relevée dans les travaux de Véronique D.Larcade, maître de conférences en histoire à l'UPF. Elle revient sur l'affaire Ramin, du nom d'un touriste allemand retrouvé mort en 2011 aux Marquises. Ce fait divers avait fait la une des journaux internationaux. Son meurtrier était soupçonné de l'avoir dévoré. Il a été condamné à 28 ans de prison qu'il purge en métropole.

Colloque cannibalisme NC
©NC la 1ère

 

"Dans le cadre de l'affaire Ramin, les gros titres des journaux, notamment allemands comme Bild par exemple, titres sensationnels faisant état de cannibalisme, en fait apparaissent alors même que l'enquête n'a pas été menée", détaille Véronique Dorbe-Larcade.

Lors de ce colloque sur internet, les internautes pourront poser des questions à la vingtaine d'intervenants locaux et étrangers, dont une grande majorité d'historiens.