Mamie Louise est décédée

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mamie louise
©CAPF
Cette figure incontournable de la danse tahitienne allait avoir 81 ans. 
Mercredi 25 mars, en milieu de matinée, mamie Louise Kimitete est partie. Elle allait avoir 81 ans en juin prochain.

Après Coco Hotahota, le monde de la danse perd un autre pilier. Elle a travaillé près de 40 ans au Conservatoire artistique de Polynésie française, toujours avec la même volonté, la même énergie de donner le meilleur enseignement aux danseurs de 'ori tahiti de tous âges. 
 

"Je voudrais, simplement - parce que nous vivons tous ensemble des moments si difficiles - dire à quel point cette femme était exceptionnelle. Exceptionnelle par son engagement de tous les instants au service de sa culture et de sa passion, la danse traditionnelle tahitienne, écrit Fabien Dinard, le directeur du Conservatoire.

Exceptionnelle pour son amour de la transmission de ses savoirs, pour son exigence absolue de recherche de justesse et de sens. Exceptionnelle pour sa liberté de parole, pour la grande maîtrise de son art. Pour cet incroyable caractère qui nous faisait toutes et tous trembler devant elle. Mais aussi, pour sa gentillesse, ses encouragements, sa volonté de se dépasser à chaque instant.

Toutes ces valeurs, Louise Kimitete nous les a transmises et inculquées durant plus de trente ans au Conservatoire. A l'époque, les anciens se rappellent que nous dansions dehors, à même le sol. Mais nous dansions et les galas de juin, place To'ata, étaient toujours un peu son triomphe car Louise était une plume d'un très grand talent."


Des grands noms de la danse doivent leur formation à Mamie Louise. Parmi eux : Vanina et Erena, Moon, la petite fille de Louise, et Hinavai, Tuarii et Toanui, Hugues, Terau, Mateata, Heiti, Vairani, Kelly, Hinatea, Vaihere, Moena, Loïc, Joëlle, Teruria, Marama et Vaihere, Amandine, Mere et Heimaire, Taiana et Nanihi, Poura, Koleta; Kehaulani...

En 2012, Mamie Louise a été décorée des mains de Manouche Lehartel, des insignes de chevalier dans l'ordre national du mérite.

 

Discours Fabien Dinard, directeur du Conservatoire



 
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