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Procès en Appel Air Moorea : l'expert judiciaire à la barre

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©Polynésie la 1ère
Ce mardi 19 novembre se déroule la deuxième journée du procès en appel du crash d'Air Moorea, qui avait coûté la vie à vingt personnes le 9 août 2007. A la barre: l’expert judiciaire du bureau d’enquêtes et d’analyses le B.E.A.
Lundi pour la première journée du procès en appel, les experts cités par la défense ont affirmé que la rupture du câble ne pouvait pas être la cause du crash de l'avion. Ce matin, l'expert judiciaire a affirmé le contraire. Pour le spécialiste, la cause du drame est sans équivoque : c’est la rupture du câble de gouverne. Hubert Arnould a écarté toute responsabilité du pilote indiquant qu'il avait respecté les manoeuvres d'urgence et qu'il était conscient de la perte de contrôle de l'avion. 

L'expert a indiqué que Michel Santurenne avait eu une réponse réflexe face à une situation qu'il subissait. S'il avait perdu connaissance, il n'aurait pas touché les commandes qui se trouvent au plafond de l'avion. Des bruits qu'on entend sur l'enregistrement du vol. Hubert Arnould a mis en cause l'entretien de l'appareil, indiquant qu'il n'avait pas été fait dans les règles de l'art.

Le câble aurait dû être changé mais il ne l'a pas été. La tension du câble aurait dû être réalisé mais rien n'a été fait. Le tensiomètre est bien dans le magasin mais il n'a jamais servi. En matière aéronautique, l'expert a affirmé qu'il s'agit d'un entretien préventif et non curatif. Par ailleurs, selon lui, la forte turbulence subie par l'avion, le 2 juillet 2007 soit un mois avant le crash, a pu fragiliser le câble. En conclusion, Hubert Arnould estime que l'accident est dû à de graves manquements notamment au niveau de l'entretien de l'avion. Le câble de gouverne de profondeur a subi de trop fortes tensions alors qu'il était usé.

Maître Gilles Jourdainne, l’avocat d’un des prévenus, considère quant à lui que l’expert se contredit par rapport au premier procès.
 

Interview


Mercredi 20 novembre, les manquements de la compagnie aérienne seront examinés par la cour d’appel. Le procès doit s’achever le 29 novembre.
 
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