Quid du pass sanitaire en Polynésie ?

coronavirus
Pass sanitaire obligatoire pour les salariés accueillant du public en Métropole
©Polynésie la 1ère
Le pass sanitaire est appliqué sur le Caillou, à l'image de l'Hexagone, dès aujourd’hui. Il s'agit d'une obligation de présentation d'un certificat de vaccination, d'un test négatif ou d'un certificat d'immunisation pour accéder à certains lieux publics et certaines activités. Qu’en est-il ici ?

Ce  fameux pass est attendu pour ce mois d’octobre. C’est en tout cas ce qu’ont annoncé les autorités de l’Etat et du Pays au début du mois de septembre. Mais avant tout, il faut régler des problèmes d'ordre technique et juridique.

Ainsi, comment réussir à utiliser les applications nationales et les faire coller avec les bases de données locales ? Lors d’une conférence de presse en septembre, le haut-commissaire expliquait qu’il n’était pas possible de décalquer le dispositif national, pour des raisons de collecte de données. Et pour cause : les tests faits ici ne sont pas connectés à la base de donnée nationale. Il s’agirait donc d’adapter le système à la Polynésie.

Tout centraliser 

 

Seul problème : la centralisation des données pour les tests est assez compliquée puisque plusieurs acteurs pratiquent des prélèvements : institut Malardé, Direction de la Santé, CHPF ou encore par les autotests. Deux solutions semblent néanmoins se dessiner : passer par un "tuyau" national ou créer une plateforme locale. Dans les deux cas, un patient et un professionnel de santé transmettent le résultat dans un "tuyau" de données et donc dans une base qui communiquerait avec l’imprimerie nationale qui génère le QR code.

Que contiendraient ces certificats des tests avec QR Code ? Des informations comme le prénom, le nom, le certificat de vaccination, les tests positifs ou négatifs, et à quelle date. Il suffira ensuite de scanner le code QR pour l’importer dans son téléphone via l’application Tousanticovid, comme cela se fait déjà en Métropole.

Problème juridique

 

Mais, pour l’heure, si les équipes de la Santé avancent sur son développement, la partie juridique, qui concerne le haut-commissariat, bloquerait encore. Quoiqu’il en soit, et ce malgré les annonces, il semblerait que ça ne sera pas pour octobre ! 

En attendant, il existe déjà deux dispositifs mis en place au fenua : le certificat de vaccination qui est opérationnel depuis le 12 juillet pour pouvoir voyager et qui est reconnu hors frontières. Et depuis le 6 septembre, un « pass de protection des îles » sur tous les vols depuis Tahiti vers les archipels et entre les Raromata’i. Mais il ne s'agit pas du pass sanitaire.

Suliane Favennec