Sourire à la vie

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Sourire à la vie
Des enfants atteints d'un cancer vivent un rêve en Polynésie. L'association "Sourire à la vie" leur donne cette chance inouïe. Accompagnés d'un médecin, d'une infirmière et du fondateur de l'entité, ils sont arrivés dimanche à Tahiti. 
Quand Teva Victor parle de ses sculptures et des imperfections de la pierre qui lui parlent et qui "ont toujours le dernier mot", les huit enfants de l’association "Sourire à la vie" comprennent au-delà des mots.

Les imperfections, ces enfants les connaissent, dans leur chair et dans leurs vies, bouleversées par le cancer, qui heureusement pour eux n’a pas eu le dernier mot.

A l’instar de Neila Benmessaoud, 16 ans, qui physiquement en paraît 10 mais qui semble tellement plus âgée quand elle se confie sur son parcours contre la maladie. On lui découvre une leucémie en 2016, elle subit une greffe suivie de plusieurs complications pulmonaires.

Quand "un sourire à la vie" rentre dans la sienne, c’est un nouveau souffle pour elle. Un "retour à la vie normale" et avec les activités proposées et les voyages comme ici, en Polynésie elle "reconstruit cette enfance qu’elle a perdue". Pour Neila comme pour ses camarades, pouvoir venir en Polynésie tient du rêve impossible, au même titre que les rencontres qu’ils font. 

Sourire à la vie œuvre depuis 15 ans pour que ces enfants sortent du monde hospitalier stérile et vivent leurs rêves d’enfants. Fred Sotteau veut par le biais de l’association qu’il a créé démontrer que même si la maladie "bouleverse tout, et met en quelque sorte un terme à leur vie d’enfant, il y a toujours de belles choses à vivre et à faire". 

Un médecin, et une infirmière accompagnent aussi les enfants dans leur aventure polynésienne. Trois semaines pour visiter Tahiti, Tetiaroa, Bora Bora, et Rangiroa. Un rêve possible notamment grâce aux sponsors polynésiens nombreux, mais aussi de belles personnes.

L'un des bienfaiteurs se prénomme Serge, ancien producteur de cinéma installé en Polynésie. Pour lui, "aider c’est normal parce que les enfants c’est important". Il leur a ainsi offert le déjeuner mais surtout une belle balade en mer à la découverte des baleines et pour pouvoir enfin se plonger dans le lagon. Sourires et rires sont ainsi au programme. Pour ces enfants que la maladie a grandi malgré eux, Sourire à la vie leur permet de retrouver une certaine insouciance.

Le reportage de Heidi Yieng Kow et Teiva Ribet :
 
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