15 mois de prison requis contre le beau-père violent

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Photos d'illustration ©Photonews
Jeudi 10 novembre, le tribunal correctionnel a jugé une affaire de maltraitance sur un enfant de 13 ans. Les faits remontent à 2014. Retour sur ce dossier de violences intra familiales.
Le jeune garçon avait déjà été enlevé à sa mère il y a plusieurs années. Une mère de famille accusée de battre à plusieurs reprises son fils. Revenu chez elle en 2014, après un séjour en foyer d'accueil, le garçon va vivre dès lors un enfer. Son beau-père et sa maman s'en prennent à lui à coups de balai et de chambre à air. L'enfant fait l'objet de la colère de ses parents pour diverses raisons : s'être mal occupé de leurs plans de paka, courir trop vite, désobéir... Tout est bon pour frapper le jeune garçon.

C'est la voisine qui va finalement tirer la sonnette d'alarme en 2014. Après s'être rendue compte que l'enfant allait mal, elle prend des photos pour prouver les blessures du jeune garçon. Ces images ont été montrées jeudi matin au tribunal correctionnel. " C'était une forme de correction car il était insolent et ingérable", déclare la mère de famille comme pour se défendre face à ces preuves accablantes. A la barre, elle accuse même, avec une certaine agressivité, la voisine d'avoir diffusé les clichés de son fils sur internet.

D'autres affaires de maltraitances en attente d'être jugées


Présent à l'audience, le jeune garçon, âgé aujourd'hui de treize ans, est revenu, non sans émotions, sur les maltraitances dont il a fait l'objet ces dernières années. Son beau-père, lui, était le grand absent de ce procès.

Les faits jugés concernent uniquement ce qui s'est passé le 25 mars 2014, jour où le beau-père a violemment frappé l'enfant après une après-midi au stade de la Punaruu. Le procureur a requis quinze mois de prison ferme à l'encontre du beau-père. La mère de famille devra, elle, rendre des comptes devant le tribunal correctionnel pour les autres affaires de maltraitance concernant toujours son fils. En attendant la délibération de ce premier jugement, le jeune garçon est placé chez sa tante à Raiatea et bénéficie d'un suivi psychologique.