Bientôt une caisse de chômage en Polynésie ?

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1er Mai rencontre syndicats gvt
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Les syndicats ont rencontré le gouvernement ce matin. Au menu, l’article 6 de la loi du pays pour l'aide de solidarité. Les syndicats s'y opposent car il oblige les salariés à épuiser leurs congés avant de bénéficier de l'aide. La création d'une caisse de chômage a également été évoquée.

 

La tradition du 1er Mai



A Tia I Mua a ouvert cette rencontre, suivi de l’intersyndicale composée de CSTP-FO, O Oe To Oe Rima, Otahi, CSIP et le syndicat de la fonction publique. Reçue par le président du pays et la ministre du travail Nicole Bouteau au cœur de leur rencontres un certains nombre de préoccupations, alors que la période est critique pour l'économie et les salariés du pays.
 

Création d'une caisse de chômage


La crise du covid-19 a mis en lumière la faiblesse du système polynésien d'aides au salariés qui perdent leur emploi. Le principe de la création d'une caisse de chômage ne serait plus un tabu d'après Patrick Galenon de la CSTP/FO :

Le gouvernement est prêt à étudier le principe d’une caisse de chômage

De son côté le gouvernement ne s’engage pas, le président Fritch n’a rien déclaré à ce sujet mais à priori il en sera question lors de la prochaine rencontre le 11 mai.
 

L'article 6 au cœur des préoccupations


En pleine crise de covid 19, 5 syndicats ont déposé un recours devant le conseil d’état pour attaquer un article de la loi du pays du 27 mars dernier, qui encadre le revenu de solidarité exceptionnelle. Il s’agit de la CSTP FO, la CSIP, Otahi, O oe to oe rima, et le syndicat de la fonction publique. A Tia I Mua qui prône le rétablissement du dialogue social dans un contexte fragile, ne participe pas à ce recours. Ils ont été reçus avant l’autre groupe de syndicats ce matin..

Le président Fritch leur a rappelé qu’il ne contestait pas la faculté pour les syndicats de saisir la justice mais que sa préoccupation portait surtout sur le fait que l’ensemble pourrait être annulé et qu’il se refusait à aller demander aux salariés et patentés de rembourser les aides qu’ils avaient pu percevoir.
 

La CPS en grand danger



A Tia I Mua et les autres organisations syndicales ont également mis en avant la situation critique de la CPS qui n’engrange plus autant de cotisations sociales et aura du mal à faire face au paiement des prestations. Ils ont plaidé pour que l’État et le Pays garantissent un emprunt qui pourrait être effectué par la caisse.
 



 
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