CET de Paihoro : après l'incendie, la fumée...

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CET de Paihoro
©Polynésie la 1ère
Le Centre d’Enfouissement Technique de Paihoro ne brûle plus mais d’épaisses fumées blanches s’en échappaient encore ce samedi 5 septembre. Une fumée qui nuit au quotidien des riverains.
Le CET (Centre d’Enfouissement Technique) de Paihoro ne brûle plus, après le feu parti dans la nuit du 2 au 3 septembre.

Samedi 5 septembre, le syndicat Fenua Ma a publié une vidéo afin d'avertir les internautes que le feu était enfin éteint.
Mais d’épaisses fumées blanches subsistent, déchirées par le balai incessant des dragues afin de recouvrir le casier de terre et étouffer le foyer. Mais, depuis 3 jours et 3 nuits, les riverains subissent cette nuisance. "Ça ne pique pas les yeux, mais ça gêne pour respirer. Ça stagne dans la maison, on est obligés de mettre les ventilos pour la faire bouger", témoigne Philomène Teheiura.  
 
Ce ras-le-bol est relayé par l’association Vaiarii Nui Te Mata Ara. Lassée par ce nouvel incendie, l’association se réserve le droit de porter plainte. L’école élémentaire Matairea, de Papeari, a dû fermer vendredi 4 septembre. "Le vent qui vient de Tautira ne repart pas sur Taravao, tempête Ralph Taaviri, président de l’association. Ça part vers Papeari et moi, j’habite dans cette vallée, au fond, et toute la merde retombe en bas !". De son côté, Eugène Tetuanui, porte-parole de l’association, estime que chacun doit prendre ses responsabilités et les assumer "car, lorsque l’on sent des pneus brûlés comme c’est le cas actuellement, alors qu’ils n’ont rien à faire là, ça pose un problème ! Ce sont à nos dirigeants et à nos gouvernants de les assumer."
 
Pourtant sur place, les pneus restent entreposés à l’écart des autres déchets et ne brûlent pas, justement pour éviter les risques de complications en cas d’incendie. Le sinistre touche en fait un casier d’encombrants rempli de ferrailles et de plastiques principalement. Chaque jour, le Centre d’Enfouissement Technique enregistre un petit départ de feu. En cause le plus souvent : des erreurs de tri des déchets.
 

L'importance du tri des déchets


Cette fois, l’incendie est le plus important jamais enregistré, précise Benoît Sylvestre, directeur général d’Enviropol, le prestataire de Fenua Ma pour l’entretien du site. "Ce sont les petites batteries de smartphones ou de ipads au lithium. Et, lorsqu’on les abîme, qu’on les endommage, ça crée un départ de feu. C’est le cas lorsque les bennes de nos camions déversent les déchets dans le casier des encombrants."
 
Pour limiter les risques, Fenua Ma rappelle l’importance du tri des déchets : les smartphones et tablettes hors d’usage ne doivent pas être jetés dans le bac gris, mais déposés dans les points d’apport volontaire, disponibles sur le site internet de Fenua Ma.

 
©polynesie
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