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Chikungunya à Montpellier : le voisin revenait d'un pays touché

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©DR
Sur 420 cas suspects, 194 cas de chikungunya sont confirmés en Polynésie française. L’épidémie progresse. Mais dans l’Hexagone, quatre adultes d'une même famille de Montpellier ont contracté le virus, "alors qu'il ne rentraient pas de voyage".

C’est ce qu’ont indiqué, hier, la préfecture de l'Hérault et l'Agence régionale de santé du Languedoc-Roussillon. Des cas autochtones donc, dus à un moustique tigre lui-même porteur de la maladie.
Aujourd'hui, selon les médecins, ces 4 Montpelliérains, âgés de 40 à 60 ans, vont bien. Ils sont guéris ou en voie de guérison. Atteints de fièvre voici une semaine, ils ont consulté leur médecin de famille, et ont été traités au paracétamol, selon l'Agence régionale de santé.

L'Agence Régionale de Santé a par ailleurs identifié un voisin de cette famille, revenant d'un pays touché par le chikungunya, sans souhaiter préciser lequel "pour ne pas mettre en péril le droit des personnes", selon Dominique Keller, directeur de la santé publique et de l'environnement à l'ARS.

A Montpellier, la correspondance de Salah Hamdaoui, France Bleu Hérault :

Le chikungunya en Polynésie et à Montpellier


Une enquête épidémiologique sera menée à partir de mercredi dans quelque 300 habitations de ce quartier. Des opérations de démoustication auront également lieu, le plan anti-dissémination de la dengue et du chikungunya passant du niveau 1 au niveau 3.
L'apparition de cas autochtones de chikungunya ou de dengue nécessite d'abord que le moustique s'infecte en piquant une personne revenant malade
d'un pays ou d'une zone d'endémie. Le moustique devient alors infectant: à chaque piqûre, il transmettra le virus.
Un cas est dit "importé" si le patient a séjourné en zone de circulation connue du virus dans les 15 jours précédant le début des symptômes.

Et il sera question de l’épidémie de chikungunya en Polynésie, ce soir, dans l’émission en langue tahitienne Mata Ara.
Vito Tapao recevra notamment Patrick Howell, Charles Tetaria et Ronald Terorotua. Ils parleront de l’épidémie mais aussi du rapport de l’IGAS.

Mata Ara sur la Première télé, c’est à partir de 19h30.
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