Couvre-feu, 6 heures c’etait trop tard pour le boulot ?

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couvre feu 6 heures c'est trop tard
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A partir du samedi 24 Octobre, de 21 h jusqu'à 4 h du matin, vous êtes priés de ne plus sortir. La première version du couvre-feu se terminait à 6 heures du matin. Un horaire où beaucoup de monde est déjà sur la route et qui ne satisfaisait pas. Explications.

 
Couvre-feu - L'annonce de son application n'a surpris personne ici en Polynésie en revanche la levée dudit couvre-feu à 6 heures du matin dans sa première version a provoqué bien des interrogations.

Dans les districts les gens partent de leurs domiciles bien plus tôt que cela. Cela fait beaucoup de monde qui va devoir produire une dérogation. Y aura-t-il des contrôles de police sur la route, gages de ralentissements et de bouchons supplémentaires ?

L’automobiliste matinal s’interroge :
 

Si y’a la circulation on va arriver en retard et c’est tout

 

J’aurais des attestations si y’a des contrôles

 

Je pense qu’on n’avait pas trop le choix, c’était ça ou le confinement 


En réalité personne ne va sans doute contrôler les travailleurs du petit matin. Les autorités ont précisé que la philosophie du couvre-feu n’était pas d’embêter les gens dans leurs activités quotidiennes. Les horaires du couvre-feu ont d'ailleurs été réadaptés depuis pour mieux coller à la réalité. ce sera donc 4h du matin pour la fin du couvre-feu.

Notre problématique principale c’est le début de nuit jusqu'à 3 h du matin […] le matin ce n’est pas le problème, les personnes qui vont travailler, leur vie va continuer  

Dominique Sorain, Haut-commissaire de la République


Les forces de l’ordre devraient donc se concentrer plutôt sur la nuit. Le but étant d’éviter les rassemblements festifs ou non dans certains lieux. L’amende de 15 000 francs ne devrait raisonnablement pas s’abattre sur le travailleur matinal qui part au boulot.

Le couvre-feu est instauré jusqu’au 16 Novembre, il pourra bien sur être  prolongé en fonction de la situation sanitaire :

Regardez ce reportage de Thierry Stampfler et Marcel Bonno :
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