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Documentaire sur Chim Soo Kung : clap de fin!

C'est dans la vallée de la Fataua que s'est déroulé aujourd'hui, le dernier tournage du film sur la vie de Chim Soo Kung.

© Jean Philippe Lemée
© Jean Philippe Lemée
  • Par Aiata Tarahu-Arnold
  • Publié le
Un village en bambous et en bois, des toits en niàu, une reproduction très proche de la vie d'antan. Les dernières scènes du documentaire sur la vie de Chim Soo Kung ont été tournées aujourd’hui dans la vallée de la Fataua.
Retour en images : 
Tournage documentaire Chim Soo Kung

Une idée de Benoît Tarahu et Sandro Ly, qui a vu le jour en 2016. Une partie des images avaient été capturées lors de la célébration des 150 ans de l’arrivée des chinois à Tahiti, en janvier 2016. Les tournages ont réellement débuté en août, l’année dernière. Et il aura fallu jongler entre les conditions météorologiques et les réserves financières à disposition de l’équipe. Un budget de 25 à 30 millions avait été estimé par l’équipe, pour payer les techniciens et le matériel de tournage. Ainsi, la Scan (soutien à la création audiovisuelle et numérique), le ministère du Tourisme et le Si Ni Tong ont contribué à la concrétisation de ce projet.

C’est une belle aventure qui s’achève, ou presque, puisqu’il reste la partie montage du film. Une chose est sûre, ce documentaire-fiction, où figurent cinq acteurs principaux et une cinquantaine de figurants, sera diffusée sur l’antenne télé de Polynésie 1ère courant 2017, mais également sur les chaînes du réseau de France Télévisions. Et pourquoi pas, au Festival International du Film documentaire Océanien (FIFO) 2018.

Le Chinois Chim Soo Kung a été guillotiné à Tahiti le 21 mars 1869 suite à une altercation sur la plantation d’Atimaono. Un lieu où les conditions de travail étaient des plus dures : des salaires de misère pour 6 jours de travail sur 7 et 12 heures par jour.
Lors d'une l’altercation liée à une dette de jeu, un Chinois fut poignardé et 16 personnes arrêtés : 8 Tahitiens et 8 Chinois dont Chim Soo Kung. Ce dernier était sans doute innocent mais il fut tout de même condamné à mort. Cette histoire fut d'ailleurs reprise par l'écrivain voyageur, Jack London, qui en tira une nouvelle écrite en 1908, The Chinago
 

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