Échapper au licenciement, jusqu’à quand ?

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Curios aéroport de Faa'a
©polynésie.la1ère

A l'aéroport de Faa’a, certaines enseignes ont déjà licencié tous leurs salariés. L'un des derniers curios tente encore de résister. Il a réussi à garder ses 2 vendeuses, mais elles ne touchent même pas  la moitié de leur salaire - Rencontre.

Mi-temps au travail mais moins d’un demi-salaire à la fin du mois

 

Marie Josée est vendeuse dans une boutique de l’aéroport de Faa’a. Depuis le début de la crise covid elle  a pu garder son emploi mais dans des conditions extrêmement dégradées. Elle ne travaille plus qu’à mi-temps mais cela ne signifie pas qu’elle touche la moitié de son salaire ! Elle perçoit moins, pour une raison très simple. Les dispositifs d’aide du pays comme le dièse sont calculés sur le salaire de base et non les primes sur le chiffre d’affaire ou encore les heures supplémentaires. Or pour les vendeurs, ce genre d’avantages représente parfois le double du salaire de base.

En mode survie

 

Avec ce qu’elle gagne Marie-Josée n’a que de quoi se nourrir, payer son loyer et c’est tout !  Plus  question d’envisager un extra, ou des dépenses de loisir. La vie depuis un an s’apparente plus à de la survie.

Y’en a qui disent, on travaille moins on peut en profiter pour bricoler et arranger sa maison …mais c’est pas le cas car j’ai pas un centime pour ça

Marie-Josée Singer – Vendeuse à l’aéroport

Alors la perspective de voir les liaisons aériennes diminuer encore, ne la réjouit pas. L’inquiétude est grande alors que la clientèle risque de fondre comme neige au soleil. Une chose est sure, sans les aides gouvernementales, l’employeur de Marie-Josée aurait dû se séparer d’elle. Beaucoup d’employés n’ont pas eu la même chance. En 2020 près de 3800 emplois ont été détruits.

Regardez ce reportage de Nicolas Suire et Patrick Tsing Tsing :