Etat d'urgence : "la justification n'existe pas" estime René Bidal

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Invité du journal : René BIDAL, Haut Commissaire en Polynésie française.
Invité du journal : René BIDAL, Haut Commissaire en Polynésie française. ©Polynesie1ere
Invité du JT dimanche 18 septembre, le Haut Commissaire a tour à tour évoqué les bonnes relations Etat / pays, l'éducation, la prochaine visite d'Edouard Fritch à l'ONU, la loi Morin, les trois fichés S et l'état d'urgence demandé par la sénatrice Lana Tetuanui qu'il estime injustifié.
Invité pour la première fois depuis sa prise de fonction voila quatre mois sur le plateau du journal télévisé de Polynésie 1ère, le Haut Commissaire de la République en Polynésie française s'est exprimé sur les dossiers sensibles du moment.

René Bidal a tout d'abord estimé que :" les relations avec Edouard Fritch son excellentes" avant de saluer "le succès diplomatique important" de la reconnaissance de la Polynésie française (et de la Nouvelle Calédonie) comme membres à part entière du forum du Pacifique sud.

Il est important que la majorité se fasse entendre à l'ONU

Sur la question de la réinscription de la Polynésie sur la liste des pays à décoloniser de l'ONU, le Haut Commissaire se félicite que "la majorité polynésienne puisse faire entendre sa voix à New York", sous entendu que cette question ne soit pas uniquement débattue sur place par l'opposition indépendantiste.

Concernant l'intention de l'église évangélique de déposer plainte contre l'Etat pour crime contre l'humanité, René Bidal affirme que "ni l'élément moral, ni l'élément matériel de l'infraction ne sont établis car le crime contre l'humanité renvoie à des notions d'extermination" et dit il :" la France n'est pas venue en Polynésie pour éliminer les Polynésiens". Pour autant, René Bidal salue le rôle prépondérant des églises en Polynésie, vecteurs essentiels "de modération et d'apaisement social".

Le Haut Commissaire estime par ailleurs extraordinaire la préservation de de la dotation globale d'autonomie (rente nucléaire) dans le contexte général de réduction des allocations aux collectivités. Cette pérénisation de la DGA s'inscrit dans un processus plus global d'aide au développement économique de la Polynésie qui perçoit de l'Etat 300 milliards cfp de soutien annuel sous différentes formes.

Fichés S : il ne faut pas faire de psychose

René Bidal a d'autre part confirmé que trois personnes incarcérées à Nuutania étaient fichées S avant de ré affirmer : "il ne faut pas faire de psychose, ça ne sert pas le pays et cela pourrait susciter des vocations, si j'ose dire..." Sur ce dossier, il a également estimé que l'application de l'état d'urgence tel que demandé par la sénatrice Lana Tetuanui ne se justifiait pas et qu'il avait eu l'occasion d'en discuter avec elle.

Invité du journal : René BIDAL, Haut Commissaire en Polynésie française.

 

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