Collégienne "piégée et forcée à se battre" à Faa'a : l'agression n'en était pas une

violence faaa
Fille obligée à se battre pont RDO
A gauche, la jeune fille "piégée" et "obligée" de se battre sur ce pont enjambant la RDO et situé près du collège Henri Hiro. ©Polynésie la 1ère
Il y a peu, cette histoire d'une collégienne de Faa'a piégée à l'issue des cours et forcée à se battre contre une autre fille avait fait grand bruit. La scène filmée et largement diffusée. Après enquête, les protagonistes ont été entendus par la justice. L'agression était en fait un combat.

Largement diffusée sur les réseaux sociaux puis médiatisée, l'histoire de cette collégienne de Faa'a sortant de cours, puis forcée par d'autres jeunes à se battre contre une autre fille sur une passerelle au-dessus de la RDO, en avait alertée plus d'un. 

La mère de la jeune fille "agressée" avait témoigné sa révolte face caméra. Après enquête des gendarmes, les jeunes filles impliquées ont été entendues par un juge des enfants. En fait les adolescentes se sont volontairement battues. 

C'est ce qui ressort du communiqué du procureur de la République :


"Le mercredi 29 septembre 2021, deux mineurs de sexe féminin scolarisés dans un collège de FAA’A ont été auteurs de violences à proximité de l’établissement, en présence de nombreux autres adolescents, dont certains ont filmé la scène avec leur téléphone portable. Ces faits ont fait
l'objet d'une médiatisation.


Suite à la plainte déposée par l’une des protagonistes le 30 septembre, une enquête préliminaire a été ouverte par les gendarmes de la brigade de FAA’A conduisant à l’audition de nombreux témoins ainsi qu’à l’exploitation de supports vidéo. À l’issue de cette enquête, il a été établi que ces deux adolescentes ont l'une et l'autre relevé un défi et participé volontairement à un « combat ».

Réponse pénale

 

Elles ont fait l’objet d’une convocation en chambre du conseil* pour une audience de culpabilité pour des faits de violences aggravées.
Cinq autres jeunes mineurs ont fait l’objet d’une réponse pénale dont trois convoqués en audience de chambre du conseil de culpabilité pour complicité de violences aggravées par enregistrement d'image dans la mesure où ces derniers avaient filmé la rixe avec leur téléphone portable.
Ces téléphones ont été saisis et confisqués."

 

* Le mineur poursuivi en matière pénale, quel que soit son âge (entre 10 et 18 ans), peut être jugé directement par le juge des enfants, en chambre du conseil. Tel est le cas pour les affaires de moindre gravité liées à certaines contraventions ou à un délit.