Karl Anihia relaxé du chef de trafic de stupéfiants par la cour d'appel

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©Polynésie la 1ère
L’ancien président de l’association Tahiti Herb Culture comparaissait en appel après avoir planté un pied de paka devant l’Assemblée de Polynésie. Il a été relaxé du chef de trafic de stupéfiants. Les faits ont été requalifiés en provocation à l’usage de stupéfiants.
Ce jeudi 17 septembre, la cour d’appel a également annulé sa garde à vue entachée d’irrégularités. Le 5 mars dernier, Karl Anihia, l’ancien président de l’association Tahiti Herb Culture avait planté un pied de paka de 2 mètres de hauteur devant l’Assemblée de Polynésie française. Pour lui, il s’agissait d’interpeller les élus sur le cannabis thérapeutique.

Condamné à 3 mois de prison avec sursis en comparution immédiate, la justice avait requis 6 mois de prison avec sursis en appel. Il est finalement relaxé des faits de transport et cession de stupéfiants. L’affaire sera jugée en appel le 1er octobre prochain pour provocation à l’usage de stupéfiants. Pour cela, Karl Anihia encourt 5 ans de prison.
 

Une appréciation juridique "plus juste"


Ses  avocats continueront de plaider la relaxe. "Monsieur Anihia n’est pas un trafiquant de stupéfiants, ce qu’il a toujours dit, a expliqué Me Edouard Varrod, l’avocat du mis en cause. L’appréciation juridique est désormais plus juste, mais pour autant, nous allons la contester. Le fait de promouvoir l’usage du cannabis thérapeutique ne constitue pas une provocation à l’usage de stupéfiants. C’est le centre du débat.

Son avocat rappelle que le cadre judicaire précédent portait "gravement atteinte à sa liberté" : d’abord auditionné librement, puis placé en garde-à-vue, et enfin présenté à un juge des libertés et de la détention avec des réquisitions de placement en détention provisoire "potentiellement, monsieur Anihia aurait pu terminer à Nuutania". 
 
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En Métropole, les premiers essais thérapeutiques devraient commencer en 2021, avec 1 an de retard sur le calendrier initial. Le plan de relance du Pays prévoit quant à lui d’instaurer un cadre légal au cannabis thérapeutique, avant d’en autoriser la culture.