Le personnel soignant de l'hôpital du Taaone récompensé pour son engagement contre le covid

Une vingtaine de personnes a été décoré de l’ordre de Tahiti Nui par le président Edouard Fritch. Cette reconnaissance salue leur implication face à la crise sanitaire de la covid-19. Emmanuel Macron devrait aller à la rencontre des personnels hospitaliers dès son arrivée samedi à Tahiti.

Leila Ah Sam a le sourire. Elle fait partie des huit agents de l’hôpital du Taaone à être décoré de l’ordre de Tahiti Nui.
 

Les malades et la souffrance font partie de son quotidien. Mais aujourd’hui, sa présence, sa délicatesse et son empathie ont payé. Elle a été médaillée vendredi 23 juillet par le président du pays Edouard Fritch. 

Il est important de leur dire toute notre reconnaissance, pour le travail rendu pendant une année et même plus. Pour leur investissement personnel. Nous leur devons gratitude pour les vies sauvées.

Edouard Fritch


Sous les applaudissements, Leila s'est dressée face au président, avec beaucoup d’humilité.

J'aime être auprès de mes patients, leur faire du bien. 

Leila Ah Sam


Aide-soignante en diabétologie depuis 16 ans, Leila a travaillé à l’hôpital de Mamao avant d’intégrer le CHPF du Taaone. Selon Jaina, sa collègue de travail, c’est un bout-en-train, un vrai moteur pour son équipe :

C’est Leila qui nous motive


Si cette médaille est une reconnaissance, ce qui anime Leila au quotidien, c'est surtout de voir ses patients repartir de son service en bonne santé pour retrouver leur famille et leur foyer.
 

Mais toujours des attentes


Le président Emmanuel Macron rencontrera demain ce personnel soignant. Il est attendu à l'hôpital du Taaone dans la soirée, après son arrivée au fenua prévue aux alentours de 16h00. 

Car, même si les personnels ont reçu une distinction, Marc Lévy, président du syndicat des praticiens hospitaliers du Ta'aone ne manque pas de rappeler les défis structurels auxquels l'hôpital du Taaone a été confronté durant la crise :

Les protocoles ne sont pas appliqués, les médecins sont dans l’impasse. Il faut réformer les statuts et attirer de nouveaux spécialistes ici. 


Il dénonce notamment des déficits budgétaires et des status caducs.