Les violences familiales souvent passées sous silence

famille tahiti
Marie Noelle Epetahui, présidente Vahine Orama Iti
©Polynésie la 1ère

Une femme poignarde son concubin, un fils menace de tuer sa mère... Les violences familiales semblent être en augmentation. L'association Vahine Orama Iti se dit débordée et souhaiterait plus de moyens matériels et humains pour les aider à faire face et amorcer les dialogues.

Hina est mère de famille. Elle a été menacée de mort par son propre fils et a dû sortir du domicile familial. Voici 20 ans qu'elle endure des agressions verbales. Par peur, elle a toujours accepté d’être dominée jusqu’à cette déclaration dévastatrice : "Il m'a dit : tiens, je veux te voir crever ! (...) Il m'a menacé de mort, je ne peux plus", confie encore sous le choc cette mère de famille qui, à bout, a fini par porter plainte à la gendarmerie.

Marie-Noëlle Epetahui, présidente de l'association Vahine Orama Tahiti Iti, a l’habitude de ce comportement soumis de la part de mères qui couvrent les mauvaises actions de leurs enfants. "J'accueille beaucoup de mamans qui souffrent, avec des enfants qui les maltraitent, qui les insultent, les humilient. Ce n'est pas la première fois". 

Face à des violences intra-familiales en augmentation, Marie-Noëlle souhaite plus de moyens matériels et humains. "Il faut être ensemble pour pouvoir travailler ensemble et être sur le terrain, être à l'écoute", estime la président de l'association. Depuis 10 ans, elle demande un refuge avec une dizaine de chambres pour recueillir à la presqu’île, les personnes en détresse. Chaque année, elle renouvelle sa demande. Chaque année, ses demandes n'obtiennent aucune réponse. 

 

 

 

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