Une nouvelle étude sur les conséquences des essais nucléaires

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Nucleaire
©Polynésie 1ère
Florent De Vathaire, directeur de recherche en épidémiologie à l’INSERM, est actuellement sur le territoire. Il dirige une nouvelle étude épidémiologique sur les conséquences des essais de nucléaires, intitulée "Thyrgenrad". 
En 2006, une étude menée par Florent De Vathaire avait mis en évidence une relation entre le cancer de la thyroide et les essais nucléaires. C’est une étude similaire que le chercheur souhaite mettre en place cette année. Il s’agit d’étudier au moins 200 nouveaux cas de cancer et de les comparer à un échantillon témoin de 2000 personnes. 

Cette nouvelle étude scientifique intitulée "Thyrgenrad" coordonnée par le Dr. Florent de Vathaire, en partenariat avec l’IRD, le CEA et le CNRS, a pour objectif de mieux comprendre les différents facteurs de risques des cancers différenciés de la thyroïde, très fréquents dans notre région. Il s’agit notamment d’étudier les intéractions entre les facteurs environnementaux et les facteurs génétiques ainsi que l’impact potentiel des essais nucléaires des années 70 au regard d’autres facteurs comme l’obésité par exemple.

Rechercher des traces d'exposition aux radiations 


Après une étude réalisée entre 2002 et 2006, Florent De Vathaire a décidé d’approfondir et de poursuivre les recherches effectuées au cours de la première étude en incluant les cancers de la thyroïde apparus depuis 2003.

La nouveauté dans cette étude est que les chercheurs vont aussi rechercher des "traces" de l’exposition aux radiations à la fois dans le matériel génétique des patients mais aussi dans leur cancer. Une première en Polynésie française, comme en France. 

Enquête auprès des Polynésiens


Pour mener à bien cette étude, l’INSERM a besoin de la collaboration de tous les patients ayant eu un cancer de la thyroïde qui vont donc être contactés, mais aussi, pour comparaison, de la participation d’un certain nombre de Polynésiens tirés au hasard dans le fichier d’état civil. Cette participation consiste à répondre aux questions des enquêteurs polynésiens et à accepter un prélèvement de salive.

Afin que l'étude puisse avancer, Florent De Vathaire a également besoin d'accéder aux fichiers de la CPS. La Caisse n'a pas encore donné son accord. M. De Vathaire affirme avoir pourtant obtenu l'accord préalable de la CNIL, la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés mais n'a pas reçu de réponse de la CPS. 
Une nouvelle étude sur les conséquences des essais nucléaires - 26/10/2016