Obligation vaccinale : les manifestants de nouveau dans les rues de Papeete

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manifestation contre obligation vaccinale
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Un millier de manifestants ont défilé ce samedi 16 octobre. Dans le cortège : un nouveau collectif "Te reo mana o te nunaa" mais aussi deux syndicats et l'église protestante.

Un pas devant l’autre et armés de leur voix, plus de 1000 marcheurs se sont réunis ce samedi matin contre la loi du Pays sur l’obligation vaccinale. Le cortège dirigé par le collectif Te reo mana o te nunaa , "la voix puissante du peuple", est bien décidé à se faire entendre. Leur principale revendication : supprimer cette loi définitivement. "On nous prive de nos droits, on est contrôlé, on est surveillé, on ne peut plus faire ce qu'on veut, on est obligé, on est dans une dictature. Nous, on n'en veut pas, on veut retrouver notre liberté", confie une des manifestante. 

A l’issue de la marche pacifique, le collectif, le représentant de l’église protestante maohi et les syndicats O oe to oe rima et RTP-ARO ont été reçus par le directeur de cabinet du Haut-commissariat. "Pour l’État, cette loi est légale, c’est le tribunal qui pourra arbitrer cette loi. Le18 octobre prochain, nous aurons une réponse du tribunal des référés suite au recours déposé par notre avocat.  (...) On saura si le tribunal accepte de faire suspendre cette loi", explique Brenda Hoffman, représentante du collectif. 

Les membres organisateurs ont ensuite été entendus par les ministre de la Santé, du Tourisme et des Grands travaux à la Présidence. "Ce qui a mis en colère la population est qu'il y avait déjà des patrons dans les entreprises qui ont mis des pressions sur leurs travailleurs. Ils ont appliqué la loi alors que son application est le 23, il faut attendre ! (...) Je crois qu'ils ont pris cette loi comme une occasion pour licencier des travailleurs et c’est inacceptable", dénonce François Pihaatae, représentant de l’église protestante maohi. 

Les manifestants ne comptent pas s’arrêter là, ils seront de nouveau dans la rue les 21 et 23 octobre prochain. Les membres du gouvernement n’ont pas souhaité s’exprimer sur le sujet.

 

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