Opération prévention sur le lagon

sécurité tahiti
Plongeur gendarmerie
©Heidi YK / Polynésie La 1ère
Prenez la mer mais pas les risques, le slogan est connu, mais pas souvent respecté. Ainsi, la brigade nautique de la gendarmerie de Papeete patrouille régulièrement sur les eaux de Tahiti pour vérifier que les embarcations rencontrées sont aux normes et respectent les réglementations en vigueur.
Samedi 1er août 2020, à l’occasion de la journée de sécurité en mer, le bateau de la « BN » était sur le plan d’eau. Première vérification, un bateau de location aux abords de la marina Taina. Le pilote qui a passé récemment son permis côtier a rapidement remis aux gendarmes ses papiers ainsi que ceux du bateau. Le contrôle a ensuite été complété par une vérification des équipements de sécurité embarqués, gilets de sauvetage (correspondant aux personnes embarquées), fusées de détresse, écope, lampe, etc. Pour cette première vérification tout est en règle, et les six passagers peuvent continuer leur balade en bateau.

Quelques minutes plus tard c’est vers la baie des pêcheurs que la vedette de la « BN » accoste une embarcation de plaisance. A bord, un couple qui a décidé de laisser dériver son bateau pour profiter du paysage. Les gendarmes rappellent qu’il est interdit dans toute baie, d’observer la faune marine comme les dauphins ou les baleines, et qu’une réglementation spécifique s’applique à leur observation. Après vérification du permis et de la licence du bateau, le passage en revue de l’équipement de sécurité révèle un problème, les fusées de détresse sont toutes périmées. Le pilote a un mois pour justifier de l’achat de nouvelles fusées aux normes.

Selon Florent Baubiet, gendarme à la « BN » :

« Les fusées de détresse sont souvent l’équipement qui pose problème, car elles ont une durée de deux voire trois ans au maximum et on ne pense pas toujours à les changer. »


Les gendarmes rappellent au couple qu’il faut déposer les fusées de détresse dans les bacs réservés à cet effet dans certains commerces d’équipement de marine ou au port de pêche de Motu Uta, afin d’éviter tout incendie.

Une troisième embarcation est vérifiée dans la demi-heure qui suit près du spot de surf de « Sapinus ». Là, il n’y a que trois gilets de sauvetage pour quatre personnes à bord. Le pilote assure que celui-ci a été oublié à terre par inadvertance. Il faudra qu’il puisse justifier du nombre de gilets rapidement pour éviter une amende.

Enfin, de retour sur la marina Taina, la vedette doit pousser un peu ses deux moteurs de 200 chevaux : un bateau vient de passer devant les gendarmes avec une jeune fille en « wakeboard » mais sans gilet et le pilote est seul à bord. La réglementation est claire, le gilet est obligatoire pour les sports tractés et une seconde personne doit absolument être à bord avec le pilote pour garder un œil sur la personne à l’eau. Le pilote sera convoqué aux bureaux de la brigade nautique, situés à Auae, à Faaa. Il sera aussi convoqué au tribunal devant un juge qui fixera l’amende à payer.

Ces journées de contrôles et de prévention réalisées par la brigade nautique ont pour but d'informer le mieux pour réduire les risques. En 2019 il y a eu 418 opérations de secours, 32 personnes et 6 personnes sont décédées.
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