Père violeur : incident lors du deuxième jour du procès

faits divers tahiti
Agression verbale au tribunal
Entendu mardi 5 septembre par les juges, l'homme avait reconnu les faits en précisant tout de même que sa fille était "consentante". La mère comparaissait elle aussi pour "non empêchement de crime". Voulant contester sa condamnation, sa nièce s'en est prise à la victime. 
Le jugement suivait son cours à la cour d'assises de Papeete. Le procès se déroulait à huis clos partiels pour protéger la victime.

Au moment de la pause, cette dernière s'est faite agresser verbalement par sa cousine. Cette dernière, manifestement énervée, a pris la victime par le bras lui hurlant qu'elle ne "pouvait pas faire ça à sa mère".

La sécurité du palais de justice a rapidement saisi la jeune femme avant de la conduire au commissariat de police. Le procureur a indiqué son intention de la poursuivre pour "tentative de coups et blessures sur une victime de la cour d'assises", mais en considération de son jeune âge, elle ne devrait faire l'objet que d'un rappel à l'ordre.

En ce qui concerne l'affaire en elle même, maître Toudji, avocate de la victime, a mis en avant le courage de la jeune fille. Les parents, eux, ont rejeté la faute sur leur fille.

Le père encourt 20 ans de prison, son inscription au fichier des délinquants sexuels et le retrait de son autorité parentale.

L'avocat général, lui, a requis une peine de prison comprise entre 12 et 15 ans.