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Politique : que retenir de l'année 2019 ? Deuxième partie

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Que retenir du vote outremer pour les européennes ?
©SPM.1
Pour les trois grandes formations politiques du Fenua, 2019 aura encore été une année électorale. Les états-majors ont dû mobiliser leurs troupes pour les Européennes. Mais aussi maintenir tant bien que mal la cohésion interne, et mettre au point les stratégies en vue des Municipales.
 
  • Les élections européennes, un bon cru pour le Tapura
Le Tapura d'Edouard Fritch remporte haut la main les Européennes du mois de mai, avec plus de 43% des voix. Son choix, fin mars, de soutenir la liste de la République en marche met pourtant mal à l'aise les quatre parlementaires Tapura rattachés à l'UDI, au Parlement. Ils le font savoir.

La cohésion de la majorité reste cependant intacte.
 
  • La démission surprise de Nicole Sanquer
Le 5 décembre, mini-séisme au sein de la majorité. La députée et représentante Tapura Nicole Sanquer, également présidente de la fédération Tapura à Mahina (et candidate dans sa commune contre le maire Tapura en place), démissionne de son groupe à Tarahoi pour siéger comme non-inscrite à 3 mois des municipales, sans cependant quitter son parti. Une "action individuelle et non concertée", comme elle l'explique sur nos antennes.

Cette démission n'a pas d'impact sur le budget 2020, puisque le 10 décembre, la majorité fait le plein de ses voix et même plus, avec 45 votes pour. 
 
  • Côté Tavini: un parti choqué par la condamnation de son leader
Aux Européennes, le parti indépendantiste appelle à voter "Maohi nui". Il s'approprie les 5 400 bulletins nuls. On est loin des 11 000 suffrages recueillis en 2014.

Le parti est aussi en état de choc lorsqu'en septembre, son leader historique Oscar Temaru est condamné pour prise illégale d'intérêts dans le dossier radio Tefana, toutefois sans peine d'inéligibilité.

Quant aux municipales, Oscar Temaru se dit favorable aux listes d'union. Mais pas question de sacrifier dans le mercato politique son combat pour l'indépendance.
 
  • Pour le Tahoeraa, une année qui a mal commencé
En mars, le maire de Moorea-Maiao, Evans Haumani, démissionne du parti pour se rapprocher du Tapura.

Et aux Européennes, la liste Les Républicains que soutient le Tahoeraa ne recueille que 9% des suffrages.

Mais rien n'arrête Gaston Flosse. La fin de son inéligibilité, le 23 juillet, pour les affaires du SED et des emplois fictifs, lui redonne des ailes. Gaston Flosse vise la capitale pour les municipales et mise sur une alliance avec le Tavini.

Le 5 décembre, sa demande d'inscription sur les listes électorales de Papeete est pourtant refusée. Il conteste cette décision et saisit la commission de contrôle des listes électorales, qui a jusqu’au 12 janvier pour se prononcer. En cas de nouveau rejet, le vieux lion peut saisir le tribunal de première instance puis en dernier lieu, la Cour de cassation.
 
  • Un nouveau Haut-commissaire
Dominique Sorain prend ses fonctions le 6 août. Venu de Mayotte, il succède à René Bidal, parti le 28 mai dernier après 3 années au Fenua.
 
  • Pouvanaa a Oopa dans l'histoire
Le 25 octobre, un an après la réhabilitation de l'ancien parlementaire Pouvanaa A Oopa, deux plaques retraçant son histoire ont été installées en bas de la stèle à Tarahoi.

Le 21 décembre, on apprend que la vie politique de l’ancien parlementaire figurera désormais au programme des livres d’histoire des Terminales.
 
  • Ils nous ont quittés
L'année a été marquée par les décès de l'ancien maire de Papeete, ancien député et président de l'Assemblée Jean Juventin, de l'ancienne représentante et maire d'Afareiaitu Tamara Bopp Dupont, et de l'ancien représentant-maire de Tahaa Ismaël Tuahu.


Jeudi, la suite de notre rétrospective de cette année politique. Il sera question du nucléaire.
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