Ateliers tātā'i : réparer au lieu de jeter

consommation polynésie française
Atelier tātā'i, Mahina, 20 août 2022. ©Polynésie la 1ère
Tātā'i est un atelier collaboratif de réparation local, initié par les bénévoles du collectif Nana sac plastique et de l'association Tīa'i fenua. Un moyen de réduire la production de déchets et l'impact de la surconsommation...

Electroménager, ordinateur, machine à coudre ou encore outils de jardin mécanique en panne... L'atelier Tātā'i les répare ! La 19ème édition est organisée sur la côte est, à la maison de quartier d'Orofara à Mahina, le samedi 20 août 2022. Depuis deux ans, le collectif Nana sac plastique et l'association Tīa'i fenua se déplacent dans les communes "de façon à toucher un maximum de personnes" précise Moea Pereyre, présidente de l'association. 

À travers ces ateliers, les collectifs engagés pour la protection de l'environnement proposent à la population de faire réparer ou d'apprendre à réparer leurs objets en panne pour les réutiliser. L'objectif : "réduire les encombrants qui atterrissent dans nos écosystèmes", pose la présidente.

Lutter contre l'obsolescence programmée

"L'idée, c'est aussi que les personnes repartent avec des outils concrets. La prochaine fois que leur appareil tombent en panne, qu'ils soient en mesure de les réparer", explique la présidente de l'association. Et de poursuivre : "ce n'est pas un service après vente" mais les équipes de réparateurs -pros et passionnés spécialisés- peuvent également aider.

De nombreux objets électroménagers, mécaniques ou électroniques sont aujourd'hui fabriqués pour ne pas durer dans le temps. C'est ce qu'on appelle l'obsolescence programmée. Il s'agit d'un ensemble de techniques visant à diminuer la durée de vie des produits et ainsi favoriser la surconsommation.  

En France, depuis la Loi sur la transition énergétique adoptée en juillet 2015, l'obsolescence programmée est devenue une infraction punissable de 2 ans de prison et de 300 000 euros d'amende.