Carrefour : des salariés racontent leur quotidien

social polynésie française
Carrefour : témoignages
©Polynésie la 1ère

Depuis le début de la grève dans les magasins Carrefour, de nombreux messages s'affichent sur les piquets de grève. Quelle est la réalité derrière les mots ? Suliane Favennec et Teiva Ribet sont allés à la rencontre des employés grévistes pour tenter de comprendre leurs revendications. 

"Comment cela peut-être encore mieux que ça ?" Cette affiche se trouve sur les piquets de grève depuis maintenant 8 jours. Mais que se cache-t-il derrière ce message ?

Une certaine ambiance délétère, comme le raconte une employée de l’entreprise. "Les difficultés en fait c’était d’affronter notre responsable. En venant au travail, on avait la boule au ventre. On a peur de passer devant elle, qu'elle nous fasse un reproche, on a peur de faire des erreurs, c'est notre quotidien. (...) Tous les jours on essaie d'être au top, alors il y a des moments c'est difficile à supporter. J'aime mon travail. Je veux que ça change."

"On l’a grondée devant tous les clients, ça m’a fait mal, j'ai vécu aussi ça, j’ai pleuré."

une salariée de Carrefour

"Stop au harcèlement" est un autre écriteau tout aussi explicite. Beaucoup de salariés rencontrés sur place disent aimer leur entreprise. Mais pas à n’importe quel prix.

Certains se sont sentis rabaissés, parfois humiliés. Des expériences qu’on n’oublie pas. "On l’a grondée devant tous les clients, ça m’a fait mal, j'ai vécu aussi ça, j’ai pleuré", raconte une salariée. "C’est la première fois que je me fais humilier comme ça et ce sera la dernière", confie une autre. 

"Travailler lion payé mouton" Ici, le message est clair. Selon les plus anciens, les conditions de travail se sont dégradées au fil des ans. Cet homme travaille depuis longtemps au sein de l'entreprise. Il s'estime chanceux car il est bientôt à la retraite.

Alors, si aujourd’hui il fait grève, c'est pour les nouveaux arrivants. "Aujourd’hui, on n'a plus d’avantages, on n'a plus de vie familiale, de vie sociale. Ce qu’on gagne c'est juste pour payer des dettes." 

Ils sont plus de 60% du personnel à suivre la grève. L’ensemble souhaite que le conflit s’arrête, pour retourner au travail et reprendre leur poste dans une atmosphère plus sereine.

 

Les Outre-mer en continu
Accéder au live