Ça commence à "piquer" au Tapura Huiraatira

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Confessions sans concessions au Tapura Huiraatira
©polynésie la 1ère
Le parti majoritaire s’est réuni jeudi 21 octobre à la mairie de Pirae. A l’ordre du jour, les prochaines échéances électorales. Mais l’actualité a rapidement ramené l’obligation vaccinale au centre des débats.

Il fallait bien que cela sorte ! Depuis quelque temps, les tensions étaient plus que palpables au sein du parti d’Edouard Fritch, visibles comme un gros nez rouge au milieu de la figure.

Entre un vice-président, recroquevillé dans sa tanière pendant plus d’un mois, qui défend son "état biologique équilibré", et un président de l’Assemblée qui met en avant ses anti-corps, pour justifier leur non vaccination, la cocotte minute allait bien éclater un jour. Elle a effectivement éclaté ce jeudi à Pirae. 

"Ce n’est pas normal"

 

Les débats étaient quelque peu houleux dans la salle des mariages, "il n’est pas normal que le président exige ce soir que quelqu’un qu’il a nommé se mette en accord avec la loi", s’est exclamé l’un d’entre-eux, non sans colère.

Teva Rohfritsch

 

Sauf cas contraire, Tearii Alpha et Gaston Tong Sang font toujours partie du Tapura Huiraatira. Mais s’ils s’entêtent à ne pas se faire vacciner, car selon eux, l’eau citronnée ou les anti-corps suffisent pour se protéger du virus, ils pourraient probablement en être écartés. 

Edouard Fritch

 

"J'ai aussi, en tant que chef de parti, demandé au président de l'Assemblée de se conformer à la loi. De procéder à la vaccination dès que les éléments seront rassemblés. Parce que, vous le savez, ces deux personnes sont encore porteuses d'anticorps. Ils n'ont pas donné de réponse. J'ai exigé. Et je prendrai mes décisions en conséquence." 

Quelle décision ?

 

"Je vous inviterai pour vous annoncer cette décision, je pense, très rapidement", a ajouté Edouard Fritch.  Le président du Pays dit aussi vouloir protéger sa majorité, dans laquelle "le manque de cohérence" divise. 

Macron, un "bon cheval"

Ce qui était prévu à l’ordre du jour a bien sûr été évoqué. Sans surprise, Emmanuel Macron sera LE candidat du Tapura Huiraatira, "parce qu’il a toujours été disponible pour nous recevoir", "c’est un bon cheval" et "il va gagner".

En parallèle, les candidats désireux d’évoluer au palais Bourbon sont invités à se faire connaître "dès demain". La commission d’investiture se réunira le 26 novembre, avant que la liste des candidats officiels soit présentée au congrès du parti le 1er décembre. Le Tapura Huiraatira espère obtenir 65 000 voix, quasiment le même score qu’aux dernières élections territoriales.

66 730 électeurs avaient choisi le parti rouge et blanc en 2018, sur 206 496 inscrits.

Plus de 68 000 électeurs ont cependant préféré s’abstenir.