Covid-19 : Fermeture en cascade des salles de sports de Papeete

coronavirus polynésie française
Fermeture Focus Arena
©Polynésie la 1ère
La crise sanitaire a finalement eu raison de certaines salles de sports de Papeete. Après 4 ans d’exploitation, « Focus Arena », situé en plein centre de la capitale et détenu par Christian Wan Sang, baisse le rideau.
Fermeture Focus Arena
©Polynésie la 1ère

Avec deux autres établissements, c’est le 3ème centre de culture physique qui met la clé sous la porte. En quatre ans d’existence et pas moins de 25 millions de francs de chiffre d’affaires début 2020, la salle de sports est contrainte de fermer ses portes faute d’activité.

Malgré les aides mis à disposition par l’Etat et le pays pour permettre au secteur de se maintenir, le contexte sanitaire a eu un impact  sur le fonctionnement de cette entreprise. Les charges ayant été maintenues, 2 millions de francs par mois, l’enseigne cumule à ce jour 15 millions de francs de dettes. Son responsable, Christian Wang Sang, affirme que leur profession a été laissée pour compte.

« Il faut revoir la politique de fiscalité, parce que c’est un véritable parcours du combattant pour se faire aider.»

Le coach sportif va plus loin. Il dénonce l’absence de soutien et une contradiction des autorités en matière de Politique de santé. Il affirme notamment que les décisions prises par le pays pour limiter les effets de la pandémie vont à l’encontre de la volonté de ce dernier de mettre en place des actions pérennes et durable, comme par exemple la lutte contre l’obésité.

« Nous devons les remettre au cœur de la refonte de la politique de santé, pour ça le pays doit nous compter parmi les acteurs. S’ils ont besoin de moi pour le faire, je suis disposé à mettre en place une vrai politique du sport d’abord. »

Fermeture Focus Arena
©Polynésie la 1ère

Un coup dur donc pour cette entreprise en souffrance depuis près de deux ans. Focus Arena qui procédait ce samedi 18 septembre au démantèlement de son matériel sportif. S’il n’envisage pas de reprendre une activité dans l’immédiat, Christian Wang Sang ne se ferme pas à d’autres projets.

Le reportage de Heiarii Tahiata sur des images de Hiro Tererorotua