Des militaires polynésiens se préparent à défiler le 14 juillet sur les Champs Elysées

armée polynésie française
préparatifs défile 14 juillet
Les militaires des troupes de marine du 1er RIMA d'Angoulême. ©Outremer la 1ère
Les Polynésiens seront présents lors du défilé du 14 juillet sur les Champs Elysées. On en trouve cette année dans la gendarmerie, et bien sûr sans surprise dans l'armée de terre et la marine. Ils ont préparé ce défilé depuis une semaine à Satory près de Paris.

Dernière répétition, la générale, avant le jour J. Deux jeunes militaires polynésiens y participent. Ils se sont engagés à Saint Mandrier dans le Var pour devenir officiers mariniers. Pour eux, un choix logique. "On a choisi Maistrance parce qu'on aime la mer, nous les Polynésiens. Etre en contact avec la mer, cela nous manque  un peu. Quand tu es sur terre, on connaît, mais la mer on adore", dit Damon, élève Maistrancier.

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Parmi les futurs officiers mariniers de Saint Mandrier, Damon. ©Outremer la 1ère

Lors du défilé, les troupes de marine seront à l'honneur pour leur 400 ans d'existence. Des Polynésiens vont ainsi accompagner le 1er RIMA d'Angoulême. "C'est une fierté pour moi , pour ma famille, ainsi que pour mon père. Parce que lui, il a fait aussi en 1994. Je suis ému, ça me fait chaud au coeur d'être là aujourd'hui", explique le 1ere classe Teriitahi, du 1er Régiment d'infanterie de marine d'Angoulême.

De vrais combattants  ces militaires du RIMA, des aito. Un héritage ancestral. Mickail le Marquisien est sous-officier. Son engagement correspond à sa vie. "Les 400 ans des troupes de marine ont une autre valeur à mes yeux, une valeur guerrière. Je viens d'une île où la vie est dure, je viens avec des valeurs qui obligent à s'imposer pour prendre nos marques, et pour être chef de pièce", précise ce sergent du 11ème régiment d'artillerie de marine de Saint-Aubin-du-Cormier.

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Mickail, le guerrier marquisien, très déterminé. ©Outremer la 1ère

Sérieux et concentré, Georges, élève à l'école de gendarmerie de Dijon, doit refaire un passage avec son groupe de gendarmes, bloqué paradoxalement par les bouchons parisiens. "C'est un stress positif. [Mais] ce n'est pas si simple que ça, les entraînements tous les jours, marcher au pas sous le soleil...Au fenua, ce n'est pas comme ça. Sous le soleil, on est avec les tongs, torse nu. Avec cette tenue, il fait chaud !", remarque le jeune gendarme. 

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Georges, élève gendarme. ©Outremer la 1ère

Demain 14 juillet, tout devrait aller vite et bien pour Georges et ses collègues lorsqu'ils marcheront sur la plus belle avenue du monde.