Deux députés préconisent une présence militaire accrue dans l'axe Indo-Pacifique

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En juin dernier, les trois Rafale au roulage sur le tarmac de l'aéroport de Tahiti-Faa'a. ©Jacques DAMOUR/Polynésie la 1ère
Deux députés de la commission de la Défense de l’Assemblée nationale ont remis un rapport d’information, le mois dernier, sur « les enjeux de la défense en Indo-Pacifique ». Il s’agit de l’axe stratégique de défense défini par le chef de l'Etat. Pour eux, la France doit y affirmer davantage sa présence d'un point de vue militaire.

Dans le contexte géopolitique actuel, et pour contrecarrer les potentielles ambitions territoriales de la Chine dans le monde, les deux rapporteurs proposent un renforcement des moyens militaires dans le Pacifique et à La Réunion.

En effet, ils estiment que la France doit pouvoir démontrer ses capacités militaires dans la zone Indo-Pacifique, sauf qu'ils décrivent des moyens militaires sous-dimensionnés. L'armée de l'air a perdu 30% de ses effectifs dans la région ces dernières années, et les avions Transal et Casa sont vieillissants. 

Il est prévu de remplacer en 2025 les Falcon 200, stationnés à la Réunion pour la surveillance maritime par des Falcon 2000, et les nouveaux patrouilleurs devraient arriver en Nouvelle-Calédonie l'an prochain.

Nouveau patrouilleur en Polynésie ?

Mais les rapporteurs veulent aller plus loin, ils proposent d'ajouter 1 à 2 patrouilleurs supplémentaires en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie, d'envisager l'achat de moyens amphibies prépositionnés en cas de mission humanitaire au Vanuatu ou au Timor par exemple, ou dans le cas d'une opération de maintien de l'ordre. Et là le rapport cite en exemple l'île calédonienne d'Ouvéa.

Serge Massau : axe Indo-Pacifique

Pour l'océan Indien le rapport propose de renforcer la surveillance maritime par des moyens aériens et satellitaires. 

A court terme, les rapporteurs notent que ce renforcement des moyens militaires français permettra à la société Naval Group le choc de l'annulation du contrat des sous-marins australiens et de trouver de nouveaux débouchés.

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©Polynésie la 1ère