Disparus de Papenoo : quand l'espoir s'amenuise, la foi grandit

Les bénévoles ne baissent pas les bras.
Des recherches toujours infructueuses dans la vallée de la Papenoo. 4ème jour de mobilisation des secours, des membres de la famille, et des habitants bénévoles... 4 jour après le drame, on continue d'y croire, et surtout on compte sur l'aide du ciel.

Dans cette vallée chargée d’histoire, invoquer les dieux est naturel. Quand l’humain se retrouve totalement désarmé, il s’en remet à la puissance des cieux pour le guider. 

4 jours après le drame, l’émotion est encore très vive… Tous espèrent un signe de la nature pour les retrouver, enfin. "Je me base sur tous les animaux de l'océan. C'est une première pour moi. Je me base sur eux, sur leurs signes", dit Ismaël Huukena, bénévole.

Dans l'eau ou sur terre, le moindre indice trouvé pousse à continuer.

Les bénévoles scrutent chaque recoin de la rivière sous l’œil très attentif de leurs accompagnants…tandis que certains continuent silencieusement de solliciter l’aide de la puissance divine. A leur côté, d’autres bénévoles continuent de prier. "Depuis dimanche, mon rôle est de rester dans le silence, le ventre pleure. Mais j'ai foi. J'ai foi que nos enfants reviendront", souligne Hana, une bénévole.

La foi peut faire déplacer des montagnes, dit-on.


La foi, c’est ce qui permet aujourd’hui aux parents de la mère de famille disparue d’être encore debout, et d’affronter le malheur. "Depuis le 1er jour, je ne veux pas parler de deuil. Je me suis dit dès le 1er jour, un miracle ça existe", lâche Jeanine Vehiatua, mère de la disparue.

Ce jeudi matin, de nouveaux effets personnels ont été retrouvés sur la plage. En attendant, les parents des victimes ont été entendus par les gendarmes, et leurs empreintes ont été relevées.  

Les recherches se poursuivent le long de la grande plage de Papenoo. ©Polynésie la 1ère/GT

Les recherches vont encore se poursuivre vendredi, selon le maire de Hitia'a, Henri Flohr, qui garde toujours espoir. Secouristes et bénévoles ratissent même le littoral, le lagon sera aussi inspecté.

Ecoutez Henri Flohr :