Entre Aloi le père et Warren son fils, il y a toute une mer d'amour

pêche polynésie française
Aloi et Warren
C'est la mer qui réunit ce père et son fils. ©Polynésie la 1ère
Une vie traditionnelle, toute en culture polynésienne. A Moorea, Aloi le père, ancien maraîcher, cultive encore son jardin et Warren, son fils, rêve de pêche professionnelle. Entre l'un et l'autre, une complicité dont la force vient de la transmission d'un savoir-faire familial.

Quand Aloi le père est tourné vers la terre, Warren son fils répond à l'appel de la mer. Et pourtant, tous deux se complètent, le premier n'hésitant pas à transmettre à son fils son savoir-faire acquis durant toute une vie de labeur.

Si Aloi, ancien maraîcher, a gardé la main verte, il n'hésite pas à épauler son fils qui rêve de devenir pêcheur professionnel. 

Aloi le père et Warren le fils
Warren prépare l'appât ficelé au caillou. ©Polynésie la 1ère

Ce jour-là, tous deux partent au large de Haapiti taquiner le thon, dans un endroit plutôt calme. La technique utilisée est la pêche au caillou, non pas le caillou qui rabat le poisson vers la nasse, mais plutôt celui qui plombe la ligne jusque dans son repaire. "Il faut de la technique pour le cibler et trouver de la profondeur", explique Warren. De la technique et de la science. "Quand ça mord, ça [la bouée] change de couleur", ajoute-il.

Héritage

Warren a appris à pêcher avec son oncle et son père, un héritage transmis de génération en génération. "Il est fait pour ça", dit fièrement Aloi à propos de son fils. 

Mais ce jour-là, il lui a manqué d'un peu de chance. "On a eu un mordage, mais on a perdu le poisson", déplore le jeune homme. Ce n'est que partie remise, et cela fait partie de l'apprentissage.

C'est bien connu, les métiers de la terre et de la mer, vécus de façon artisanale, ne font pas des fortunes. 

Mais ils sont à l'origine de bien d'histoires familiales.