Financement des élections : le casse-tête des additions

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Législatives : en-dessous des 5% des suffrages, les frais de campagnes ne sont pas remboursés aux candidats. ©Polynésie la 1ère
Une élection a un coût, surtout pour les candidats qui ne dépassent pas le seuil des 5% : leurs frais de campagne ne sont pas remboursés. Parfois les dons des militants et la participation des partis politiques ne suffisent pas...

La politique a un coût ! Après les élections, chaque candidat doit fournir un bilan financier signé par un expert comptable. Cette règle vaut pour tous les candidats, même ceux qui n'ont pas atteint la barre des 5% de suffrage. 

Le parti écologiste, par exemple, a dépensé environ 2 millions XPF pour ses trois candidats. Les déplacements coutent cher, surtout en avion... Or, le parti n'a pas réuni assez de voix pour être remboursé. 

Qui paie ? 

Ces frais sont financés par les dons, l'apport personnel du candidat et la participation du parti. Toutes les voies sont une source de financement : elles donnent lieu à un versement de l'Etat à hauteur d'1,64 euros chaque année pendant cinq ans. Ainsi, Heiura les verts permettent au parti Europe Ecologie Les Verts de toucher presque 2 millions. 

Pareil également pour les voix de Charles Atger, qui donnent cette fois une dotation au Rassemblement National de Marine Le Pen. 

Les partis attendent évidemment une aide de Paris... Les candidats ont deux mois pour envoyer leurs comptes équilibrés à la commission de contrôle, faute de quoi ils pourraient être déclarés inéligibles. 

Lors de la présidentielle en avril dernier, Valérie Pécresse du parti Les républicains avait lancé un appel aux dons, se disant "endettée personnellement à hauteur de 5 millions d'euros" (soit environ 600 000 000 xpf) utilisés pour financer sa campagne. La candidate a réuni moins de 5% des voix, son parti n'a donc pas pu être remboursé des frais de campagne.