Garçonnet étranglé à Mahina : le père mis en examen pour assassinat

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maison du drame
C'est la maison dans laquelle le drame a eu lieu dimanche dernier. ©Polynésie la 1ère
L'annonce de la mort d'un garçonnet de 3 ans sans doute étranglé par son père dimanche à Mahina avait beaucoup choqué l'opinion. Après l'autopsie du corps, le Parquet vient d'annoncer que le décès résultait d'une asphyxie par strangulation manuelle, ainsi que la mise en examen du père du chef d'assassinat.

Dans cette affaire, Hervé LEROY, procureur de la République, vient de communiquer sur les circonstances du drame après les investigations et l'autopsie du corps de la jeune victime.

"Le dimanche 30 octobre 2022 vers 14h, les sapeurs-pompiers étaient requis pour porter des soins à un enfant de sexe masculin de 3 ans domicilié dans la commune de MAHINA.

Ils constataient le décès de l'enfant, les gendarmes de la brigade d’ARUE se transportaient sur les lieux pour constater que l'enfant était mort à la suite de violences.

Le père de l'enfant, âgé de 41 ans, se trouvant dans la même pièce que l'enfant déclarait qu'il avait étranglé son fils.

Dans un état second, il était placé en garde à vue et transporté immédiatement au CHPF pour y subir un examen médical.

Le Parquet saisissait les gendarmes de la brigade d'ARUE et de la brigade de recherches de FAA'A qui diligentaient une enquête du chef d'assassinat.

L'autopsie du garçonnet pratiquée le lundi 31 octobre mettait en évidence que la mort résultait d'une asphyxie par strangulation manuelle.

Les investigations établissaient que l'auteur dans la matinée avait consommé bière et paka ; après une sortie en famille en début d'après-midi il avait mis fin aux jours de son fils au domicile familial profitant de l'absence de sa compagne puis tentait de se suicider en ingurgitant un breuvage médicamenteux.
La mère de l'enfant mort relatait que son compagnon présentait des troubles comportementaux depuis quelques semaines et se montrait distant.

Le père reconnaissait avoir volontairement donné la mort de son fils en raison de relations conflictuelles avec sa compagne et l'entourage familial de cette dernière.

Envahi par l'idée de soustraire son fils à sa mère, il préméditait son acte depuis quelques semaines en ayant la volonté de se supprimer à l'issue.
Au terme de sa garde à vue de 48 heures, le mardi 1er novembre il a été déféré au Parquet qui a saisi un juge d'instruction chargé de poursuivre l'enquête criminelle du chef d'assassinat.

Il appartiendra aux experts qui seront désignés par le juge d'instruction d'établir le profil psychologique et psychiatrique du mis en cause, inséré socialement, qui n'est pas connu pour des faits de violences.

Le juge d'instruction a mis en examen l'auteur de ce chef d'assassinat.

Le juge des libertés et de la détention saisi par le juge d'instruction a placé en détention provisoire l'auteur conformément aux réquisitions du Parquet.

L'auteur de cet assassinat encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Il appartiendra à la cour d'assises de le déclarer coupable ou pas".