Grève du 17 mars : quand le patronat soutient moralement les syndicats

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Une rencontre de courtoisie avant une grève où une fois n'est pas coutume, patronat et syndicats ont les mêmes préoccupations. ©Polynésie la 1ère
Ce matin, l’intersyndicale représentée par Atia i mua et Unsa éducation était réunie avec le Médef pour faire un tour de table sur la situation sociale et économique du territoire. Toutes les parties s'inquiètent de voir l'avenir du Pays s'assombrir. Notamment à cause de la crainte d'une récession.

C’est une rencontre de courtoisie syndicats-patronat 24 heures avant la grève des fonctionnaires d'Etat et contre la vie chère avec l’application de la TVA sociale.

Ce matin, l’intersyndicale représentée par Atia i mua et Unsa éducation était réunie avec le Médef pour faire un tour de table sur la situation sociale et économique du territoire. La hausse du smig, la hausse des cotisations patronales, la hausse de la CST (contribution de solidarité), la hausse des matières premières et enfin la création de la TVA sociale sont à l’origine d’une grande inquiétude des patrons, a expliqué Frédéric Dock, président du Médef.

"Explosion des coûts de revient"

"Les entreprises vont se retrouver prises en étau, clame-t-il. A cause de l'augmentation des charges sociales due à la récente hausse du Smig, mais surtout en ce qui concerne les importations : matières premières et  hydrocarbures vont faire exploser les coûts de revient", qu'il sera impossible de répercuter sur les prix de vente, prévient le président du Médef. 

Ecoutez-le :

Frédéric Dock

La crainte sera alors grande de connaître une phase de récession. Une situation où les prix des produits deviennent trop chers, et ne trouvent plus preneurs. De fait le chiffre d'affaires baisse, de même que la fiscalité qui y est liée. Au final, les besoins sociaux ne sont plus couverts.

"Grève d'avertissement"

Une inquiétude partagée par les syndicats. "On fait une grève d'avertissement où on souhaite être entendus pour trouver une solution a minima qui évite cette baisse du pouvoir d'achat et le risque de récession", remarque Dimitri Pitoeff, secrétaire général adjoin d'Atia I Mua.

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Les syndicats comme le patronat redoutent que la hausse des importations, des prix et des charges sociales n'aboutissent à une récession. ©Polynésie la 1ère

A l’issue de la rencontre qui a duré un peu plus d’une heure, l’intersyndicale est ressortie soulagée. Elle est soutenue moralement par les patrons sur les revendications qui poussent les syndicats à partir en grève demain jeudi 17 mars explique Atia i mua.

Le combat est le même pour les salariés et les employeurs devant une forte pression fiscale et une situation sociale qui se dégrade.  

Ecoutez Yves Laugrost, trésorier d'Atia i mua :

Yves Laugrost