Mission Heifara Wakea : vol au-dessus d'une région hautement stratégique

armée polynésie française
raisons mission Heifara avec Rafale
©Armée de l'air

Les Rafale quittent le territoire ce dimanche. Le dispositif aérien mettra alors le cap vers Hawaï, où des missions conjointes d’entraînement avec l’US Air Force se dérouleront. Focus sur la star de l'exercice Heifara Wakea, et les raisons d'une telle opération.
 

250 km/h en 5 secondes à peine ! Il est l'un des joyaux de la défense nationale, le nec plus ultra de la chasse française. Une arme de guerre capable de faire du renseignement, combattre dans les aires au-dessus des océans, tirer au sol mais aussi transporter et larguer la bombe atomique.

Certains des pilotes de Rafale en Polynésie ont bombardé le groupe terroriste Etat Islamique en Irak. 

Mission Heifara : les raisons
©Polynésie la 1ère

 

Le Rafale est le résultat de 3 décennies de recherche et développement, un programme de plus de 4 500 milliards CFP pour doter l'armée de l'air et de l'espace et l'aéronavale d'un chasseur multi-fonctions.

Un concentré de technologie qui s'est exporté au Qatar, en Egypte, en Australie et en Inde.

"Montrer les dents"

 

Bi-moteur, il peut voler à plus de 2 000 km/h, il emporte 15 tonnes de kérosène, et il est capable de voler sur le dos, sur la tranche ou même le nez pointé vers le ciel. Des atouts pour échapper à un ennemi.

Dans la zone indo-pacifique où Pékin monte en puissance avec une stratégie à bas bruit, la mission Heifara répond à une directive politique qui place la zone indo-pacifique au plus haut de sa priorité.

Le général Louis Pena, chef de l'opération Heifara Wakea, explique qu'"on ne peut pas dire que la mission soit adressée à la Chine. Ce qu'on peut dire à tous les acteurs environnants, c'est que nous ne sommes pas une nation et un pays agressif, nous avons des intérêts, des concitoyens...Si vous vous en prenez à eux d'une façon ou d'une autre, nous saurons montrer les dents, voire mordre".

Mission Heifara : les raisons
©Polynésie la 1ère


Un signe fort que tient à montrer Paris à travers une puissance d’équilibre et de stabilisation.

Une mission pionnière certes, mais avant tout un signalement stratégique fort avec en toile de fond un coup d’essai et une démonstration générique en prévision d’un autre déplacement d’ici 2023 dans la zone indo-pacifique de non pas 3 mais 20 Rafale et 10 MRTT ravitailleurs.

Regardez le reportage de Jacques Damour :