L'obligation vaccinale en vigueur aujourd'hui, les sanctions dans un mois

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Archives. L'idée d'un panier bloqué présenterait des effets pervers. ©Polynésie la 1ère
C'est aujourd'hui que la loi sur l'obligation vaccinale entre en vigueur. Si lors du dernier mouvement social, elle avait mobilisé peu de salariés, les partenaires sociaux restent opposés. L'obligation s'applique donc aujourd'hui, mais les amendes le seront dans un mois.

Un métier au contact du public est soumis à la loi sur l’obligation vaccinale. Dans plusieurs magasins, la vaccination s’est faite sur la base du volontariat. "Ceux qui voulaient se faire vacciner se sont fait vacciner. Et ceux qui ne l’ont pas fait… en fait en général ils ont eu quand même le covid, donc pour le moment ils ne peuvent pas encore se faire vacciner", explique Jimmy YEN KWAY, responsable d'un magasin.

 

Certains employés ont pris les devants et se sont fait vacciner bien avant l’entrée en vigueur de la loi. "Après c’est mieux aussi pour nous tous qu’on soit tous vaccinés aussi. C’est une protection pour chacun d’entre nous", souligne Maiarii URIMA, secrétaire.

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Au marché de Papeete, les exposants sont au contact du public tous les jours. ©Polynésie la 1ère

 

Le marché de Papeete est le lieu incontournable des touristes. Un endroit où les exposants sont également concernés par l’obligation vaccinale. Mais certains commerçants estiment qu’une amende ne les fera pas changer d’avis. Pour une vendeuse non vaccinée, "il y a eu des confinements, alors on a fermé nos boutiques. Qui dit fermer boutique, dit pas de rentrée d’argent. Et c’est pas comme ça qu’il va nous aider justement en mettant des amendes à tout le monde. Surtout on est des petits Tetuanui. On vit plus, on survit."

L'ARASS va entrer en jeu

Le syndicat des petites et moyennes entreprises a déjà établi une procédure pour les employeurs. Avec la mise en place de la plateforme OBLIVAX. Afin que l’ARASS puisse effectuer les contrôles. 

 

"Ce n'est pas l’entreprise qui va faire la police pour aller chercher qui est vacciné et qui ne l’est pas. C’est pas son rôle. Et donc nous on a eu des discussions avec le gouvernement. D’où la plateforme où les entreprises envoient leur liste de salariés à jour. Ça se joue entre le salarié et l’ARASS", tient à préciser Christophe PLEE, président de la CGPME.

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Diana Yieng Kow, de l'UNSA, pas contre le vaccin mais contre l'obligation vaccinale. ©Polynésie la 1ère

 

Côté éducation, pour l’instant aucune directive n’a été donnée. La secrétaire générale du syndicat des enseignants de l’UNSA affirme ne pas être contre le vaccin, mais bien contre l’obligation vaccinale. Diana YIENG KOW signale que "notre conseil juridique nous dit qu’on attend de voir l’application de la loi pour pouvoir attaquer à titre individuel puis collectif...Mais en tout cas à partir du 23 janvier, je pense que les choses sérieuses vont commencer. Et avec mes collaborateurs, nous sommes en train de travailler sur un dispositif d’aides à ces personnels qui ne souhaitent pas se faire vacciner. »

 

Car c’est à partir du 23 janvier que l’amende prévue par la loi sur l’obligation vaccinale devrait sanctionner les salariés qui ne sont pas en conformité.