Le professeur Defaye au coeur des problèmes de rythme cardiaque

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Le professeur Defaye est une référence en matière de cardiologie. ©Polynésie la 1ère
Des comorbidités peuvent venir altérer le rythme du coeur. Traiter ces problèmes, c'est la spécialité du professeur Defaye. Le cardiologue du CHU de Grenoble accompagne les équipes locales depuis déjà 15 ans lors de missions de 3 semaines au fenua. De telles interventions permettent d'éviter plusieurs evasans.

Arythmie, fibrillation auriculaire ou atriale. Des termes médicaux spécifiques liés aux dysfonctionnements du rythme cardiaque. Alors pour que les ventricules et oreillettes du cœur battent au même tempo, le centre hospitalier de Taaone reçoit depuis une quinzaine d’années le professeur Defaye du CHU de Grenoble, une référence en cardiologie.

Expertise extérieure

"On organise depuis très longtemps des missions qui consistent à pratiquer des interventions que les cardiologues polynésiens ne font pas eux-mêmes parce qu'ils n'ont pas totalement l'expertise. La population de Polynésie fait qu'il n'y a pas assez de gestes pour acquérir une expertise. Pour certaines interventions, il faut être aidé par des experts de l'extérieur", précise Pascal Defaye, cardiologue spécialisé dans la rythmologie au CHU de Grenoble.

Au bloc, le professeur n’est pas seul, il fait équipe avec des médecins, un anesthésiste, des infirmiers ainsi que des ingénieurs techniques. Ces derniers sont des experts dans en lecture d’électrocardiogrammes et assurent la maintenance du matériel sophistiqué. "Sur ce type d'interventions, il y a beaucoup d'éléments techniques, on est là en tant qu'experts pas du côté médical mais du côté technologique pour aider au mieux les praticiens dans leur utilisation des machines", explique Arnaud Roblin, ingénieur technique.

Le professeur Defaye intervient 3 fois par an au CHPF. Son rôle : traiter les arythmies cardiaques et accompagner les cardiologues locaux à effectuer des gestes spécifiques. "Le professeur vient 3 fois 3 semaines par an. En une semaine, on traite 20 patients, donc ça permet d'éviter une vingtaine d'évasans. Et en plus des 20 patients, on voit une soixantaine de patients en consultation, pour des problèmes de rythmologie un peu difficile qu'on veut soumettre au professeur", remarque le docteur Bruno Ulmer, cardiologue au CHPF.