Le SWAC du CHPF inauguré et désormais protégé

hôpital polynésie française
swac CHPF
Grâce au Swac, des centaines de millions de francs d'économies en perspective. ©Gouvernement
En service depuis quelques semaines, le SWAC de l'hôpital vient d'être inauguré. Ce système de climatisation utilisant les eaux froides des profondeurs devrait permettre de faire de substantielles économies. Par ailleurs, vu qu'il fonctionne avec de conduites sous-marines, une zone d'interdiction de mouillage des bateaux est mise en place dans leur zone.

Le Swac du centre hospitalier de Taaone a été inauguré cet après-midi par le président Fritch et ses ministres.

Le SWAC assure depuis trois semaines déjà la climatisation de l’hôpital. Ce projet d’envergure, s’achève ainsi après trois ans de travaux et reflète les ambitions du Pays dans le cadre de la transition énergétique.

Cette innovation technologique représente un savoir-faire et une expertise uniques valorisés sur le plan international, et du Pacifique. Cette installation est caractérisée par ses canalisations longues de 3,8 km, une puissance de 6 mégawatts et un coût à 3,8 milliards cfp. Elle va permettre d’économiser 2% de la consommation électrique de Tahiti, soit l’équivalent de 5 000 tonnes de CO2 en moins chaque année.

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Le Swac a été inauguré cet après-midi par le membres du gouvernement. ©Gouvernement

Ainsi, pour l’hôpital de Taaone, ce sont plus de 300 millions cfp qui seront économisés chaque année grâce à ce système de climatisation performant. Dans un contexte mondial de fortes tensions, il est plus que jamais nécessaire de mettre tout en oeuvre pour réduire notre vulnérabilité au monde extérieur et accroître notre autonomie énergétique.

Et quand les fermes solaires de la première tranche de l’appel à projets seront en service, le gain réalisé représentera 15 000 tonnes de CO2 en moins chaque année et une réduction annuelle de la facture d’hydrocarbures de 350 millions cfp pour le fonctionnement des centrales thermiques.

Mouillage interdit pour protéger le SWAC

L’accroissement des activités s’exerçant sur la mer (activités nautiques, aquatiques, subaquatiques, plaisance, loisirs, sports et pêche) rend nécessaire la réglementation du mouillage des navires dans les eaux intérieures.

Le Pays s’est engagé dans une démarche de réglementation du mouillage et de protection des réseaux sous-marins dans l’ensemble des eaux intérieures de la Polynésie française.

Le conseil des ministres a pris un arrêté concernant la commune de Pirae afin de protéger les conduites sous-marines posées dans les eaux intérieures de la commune de Pirae.

swac tahiti à papeari
archives ©Polynésie 1ere

Les coordonnées géographiques des conduites sous-marines qui alimentent le SWAC étant désormais connues, la Direction polynésienne des affaires maritimes (DPAM), en coordination avec le Service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM), a élaboré  un dispositif de protection de la portion des conduites sous-marines posées sur le fond de la mer dans les eaux intérieures aux abords de la commune de Pirae.

Cette démarche a nécessité une approche transversale de l’ensemble des activités s’exerçant sur le plan d’eau, les éventuelles occupations du domaine public maritime ainsi que l’existence possible d’autres réseaux sous-marins. A cette occasion, l’émissaire du rejet des eaux usées de l’hôpital, à un peu plus de 150 mètres des conduites, sera également protégé.

Périmètre de 100 m

Dans l’espace maritime concerné, il est désormais prévu un principe d’interdiction du mouillage sur ancre dans une zone de protection autour des conduites, afin d’éviter que les ancres des navires n’accrochent et ne détériorent le câble. La zone d’interdiction est délimitée de manière à constituer un périmètre s’étendant sur 100 mètres de part et d’autre du câble.

Pour des raisons de sécurité, il est tout de même prévu que l’interdiction de mouillage dans la zone de protection ne s’applique pas aux navires en charge de l’entretien de l’installation immergée ou à ceux engagés dans une mission de secours de personnes ou de sauvegarde des biens. Elle ne s’applique pas non plus au mouillage des navires dans des circonstances de force majeure. Il est également instauré un régime de peines contraventionnelles de la 5ème classe pour sanctionner toute infraction à l’interdiction prévue par le présent projet d’arrêté.