Le syndicat polynésien du chanvre voit la vie en vert

santé polynésie française
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La conférence de presse du syndicat polynésien du chanvre a eu lieu à Papara dans ce cadre très verdoyant... ©Polynésie la 1ère
A peine constitué le syndicat polynésien du chanvre est déjà très populaire. En moins d'une semaine 60 agriculteurs veulent y adhérer, afin d'être les premiers à bénéficier d'une probable légalisation du cannabis thérapeutique. En termes de finances et de social, tous les espoirs sont permis.

La chasse au cannabis ? Peut-être que cette activité appartiendra bientôt au passé. C’est du moins ce qu’espère Philippe Cathelain, président du tout nouveau syndicat polynésien du chanvre qui croule déjà sous les demandes d’adhésion. Depuis les échanges entre les Présidents Fritch et Macron à ce sujet, le dossier avance et assez vite. La santé et l’agriculture étant de compétence du Pays il suffit de quelques ajustements pour que le feu vert soit donné.

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Le président Philippe Cathelain présente les objectifs du syndicat polynésien du chanvre. ©Polynésie la 1ère

Quant aux Polynésiens, ils seraient prêts. "Le député Brotherson a mené un sondage en novembre où plus de 80% de la population polynésienne est favorable à une évolution de la réglementation sur le cannabis, et plus de 90% de la population est favorable à une légalisation de l'usage médical du cannabis. Donc les chiffres sont très clairs", rappelle Philippe Cathelain

Philippe Cathelain

Ce dernier pense qu’il faudra moins de 6 mois pour autoriser la culture d’une plante, et que 20% des foyers polynésiens cultiveraient déjà illégalement, ce qui au passage résoudrait quelques problèmes selon lui. "Justement on réfléchit à l'idée de pouvoir faire des coopératives communales. Tout cela fera l'objet de discussions avec les pouvoirs publics...Personne ne sera oublié", ajoute le président du syndicat.

Du potentiel

Tout serait organisé pour que les produits dérivés de la culture du chanvre répondent à des normes de qualité très strictes. Les débouchés sont importants aussi bien pour la consommation locale que pour l’export et pourraient rapporter 20 milliards cfp par an. "Il suffit de regarder ce qui se passe à l'étranger, il y a un gros potentiel. Au niveau du syndicat, nous avons déjà reçu une soixantaine de demandes d'adhésion, cela fait même pas 10 jours qu'on existe. Il y a de l'enthousiasme derrière, des start-up, des acteurs qui sont emballés pour étoffer leur gamme. On parle beaucoup de CBD, et même au niveau du thérapeutique, il y a une grande demande à satisfaire". 

Projections ambitieuses et à très court terme, à condition bien sûr que les pakaculteurs soient encadrés. A voir donc, mais pour certains, le train est déjà en marche et rien ne pourra l’arrêter.