Les croisières au bord du naufrage

tourisme polynésie française
Aranui/ marquises
©Polynésie la 1ère
Le secteur de la croisière en Polynésie française est en perdition. La faute, bien-sûr, au coronavirus et aux mesures sanitaires. Depuis 17 mois maintenant, il n’y a plus aucune croisière internationale. Mais pour les croisières interinsulaires, il y a débat et demande de dérogation.

Les trois seuls navires de croisière en tête de ligne (Paul Gauguin, Aranui 5 et Wind Spirit) c’est-à-dire qui embarquent et débarquent à Tahiti, sont tous à l’arrêt en ce qui concerne le transport de passagers.

Seul l’Aranui V continue de naviguer pour transporter exclusivement du fret vers les Marquises. « Le bateau est parti samedi 21 août au lendemain des annonces, sans passagers et avec 45 membres d’équipage, tous négatifs » partage Philippe Wong, PDG de la société Aranui Cruises qui, après avoir annulé sept croisières en 2020, en a annulé déjà huit depuis le début de l’année 2021 : « la situation est catastrophique ».

 

Une demande de dérogation auprès du Haut-Commissariat

 

Pourtant, du côté de la compagnie de croisière marquisienne, plusieurs mesures sanitaires ont été prises depuis le début de la crise sanitaire en mars 2020. Un important protocole sanitaire, plusieurs fois réformé et renforcé, a été mis en place par Aranui Cruises.

Difficile de faire mieux : « Tout le personnel à bord, ainsi que les passagers doivent être vaccinés. Il faut effectuer un test PCR, dans les 48 heures avant l’embarquement et il y a un test antigénique qui est aussi effectué avant d’arriver aux Marquises. Récemment, en amont du voyage, le personnel à bord est confiné durant cinq jours. »

Pourtant, ce n’est pas suffisant pour prétendre à une reprise de l’activité de croisière aux Marquises. Le PDG de la compagnie de croisière Philippe Wong est dans l’incompréhension :

Philippe WONG - Aranui

 

Alors que les croisières sont interdites, les touristes eux, peuvent donc voyager librement dans les îles ou être hébergés dans des structures hôtelières. L’incompréhension des croisiéristes peut donc sembler légitime et c’est en ce sens qu’une demande de dérogation a été formulée auprès des autorités de l’Etat.

Le Haut-Commissariat doit prendre une décision demain, vendredi 26 août.  En attendant, les réservations de croisières continuent d’être reportées voire annulées…