Les lois fiscales adoptées, la PSG préservée, et le peuple pour financer

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Les lois fiscales ont été facilement adoptées. ©Polynésie la 1ère
Elles ont essuyé une pluie de critiques de la part de l'opposition. Les lois fiscales au nom d'une société solidaire, dixit Edouard Fritch, ont, sans surprise été adoptées par la majorité des élus. L'opposition, elle, dénonce une injustice.

"Pourquoi aller ponctionner dans la poche des plus pauvres au nom d'une soi-disant vraie solidarité pour tous ?" L’opposition est contre l’ensemble des lois fiscales proposées par le gouvernement pour sauver la protection sociale généralisée et redresser l’économie.

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Le gouvernement appuyé par sa majorité pour faire adopter son projet de lois fiscales. ©Polynésie la 1ère

Mais surtout contre la TVA sociale qui consiste à augmenter la TVA de 1,5% sur tous les biens et services hors PPN.

La TVA sociale dénoncée

Une injustice fiscale selon certains. "Par une addition répétée de chacune des phases du circuit commercial d'un produit ou d'un service, cette nouvelle taxe viendra renforcer la domination économique des grands groupes qui maîtrisent toutes les étapes de l'importation à la distribution, par rapport aux PME qui dépendent plus fortement d'autres partenaires ou concurrents", lance Nuihau Laurey, représentant à l'Assemblée et ex-sénateur.

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Nuihau Laurey est contre la TVA sociale. ©Polynésie la 1ère

La TVA sociale, principale mesure du gouvernement pour sauver la PSG. "Les gens qui n'ont pas pu cotiser comme d'autres, ceux qui n'ont pas suffisamment de moyens, seront toujours pris en charge par notre PSG", explique Jean-Christophe Bouissou, vice-président du Pays.

La CST augmentée

Pas d’accord, l’opposition fustige cette mesure y compris celle consistant à augmenter la CST pour certaines tranches de revenus. "Il n'y a aucune ligne directrice, on essaie de combler les déficits, mais il n'y a pas de plan comme disait mon collègue Nuihau, il n'y a pas de structuration. Il y a un trou là, on prend de la TVA, et on bouche. Mais ce n'est pas comme ça qu'on peut régler le problème", reproche Anthony Géros, représentant du Tavini.

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L'augmentation de la CST selon les tranches de revenus. ©Polynésie la 1ère

Le parti indépendantiste préconise un impôt sur les grandes fortunes, une taxe sur les transferts monétaires sortants du pays et également d’exiger le remboursement des dépenses liées aux maladies radio-induites à hauteur de 80 milliards cfp et la prise en charge des services d’oncologie à hauteur de 5 milliards par an.

Pour Nuihau Laurey, on pourrait commencer par réduire le nombre de conseillers à l’Assemblée : "Nous sommes 57, il n'y a quasiment plus de débat pendant les séances à l'assemblée, des gens viennent et n'interviennent pas. Donc on a proposé de réduire le nombre de représentants, passer de 57 à 39. Ce qui ferait une économie annuelle de 700 millions cfp, sur une mandature 3 milliards cfp".

La défiscalisation encouragée  

La majorité ne retiendra aucune de ces propositions. "La TVA sociale va contribuer à  rétablir la PSG, donc notre sécurité sociale aujourd'hui qui est en danger. L'échéance, c'est demain. Demain, on devra prendre notre responsabilité, ce qui n'est pas été le cas pendant une trentaine d'années", explique Moihara Tupana, rapporteure du projet de loi sur la fiscalité.

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Moihara Tupana, rapporteure du projet de loi sur la fiscalité. ©Polynésie la 1ère

Parmi les autres mesures fiscales votées aujourd’hui pour relancer l’économie : l’exonération de taxe sur tous les matériaux de construction ; la défiscalisation sur les projets hôteliers, agricoles et les bateaux de pêche ; ainsi qu’une diminution partielle de l’impôt sur les sociétés, entre autres...