Les vélos électriques dans le collimateur des forces de l'ordre

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contrôle vélos électriques
Cette dame n'aurait pas respecté le feu rouge au niveau de la Banque de Polynésie. Un rappel à l'ordre s'impose. ©Polynésie la 1ère
En attendant que l’Assemblée de Polynésie légifère sur les vélos électriques et les intègre dans le code de la route, les agents de la DSP ont mené ce matin une campagne d’information auprès des utilisateurs de ce moyen de transport.

Les vélos électriques ont débarqué sur le territoire il y’a un peu plus de 2 ans. Mais non soumis au code de la route, les utilisateurs des vélos électriques enfreignent les règles les plus élémentaires.

C'est ce que constatent régulièrement les autres usagers de la route mais surtout les forces de l'ordre.

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Les policiers veillent au grain. ©Polynésie la 1ère

Ce matin en centre-ville, des policiers ont mené une opération de prévention mais aussi de répression à l'égard des conducteurs de vélos électriques.

Très peu portent un casque, alors d'autres ne respectent aucunement les stops ou les feux rouges. Pas étonnant qu'ils soient verbalisés. "C'est très important à cause des accidents, donc on intensifie les contrôles", indique un gardien de la paix.

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Ces deux jeunes adeptes du vélo électrique ont écopé d'une amende pour non-respect du feu. ©Polynésie la 1ère

16 100 cfp le feu grillé, l'amende est plutôt salée. Mais si les utilisateurs de vélos électriques ne veulent plus se faire verbaliser, "il faut respecter le code de la route comme un scooter", explique Marc Cleach, commandant de police à la DTPN, "car on constate des abus...il y a un sentiment d'impunité sans doute, donc une fois que la réglementation de ces engins sera clarifiée, peut-être que là..."

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Silencieux, les vélos électriques se faufilent partout, même dans les endroits dédiés aux piétons. ©Polynésie la 1ère

Jusqu'à présent, aucun accident mortel impliquant un conducteur de vélo électrique ne s'est heureusement produit au fenua. Il n'empêche que les adeptes de tels engins sont rarement équipés, d'autant qu'ils peuvent filer jusqu'à 40 voire 50 km/h. Dans ce cas, selon le commandant de police, leurs vélos électriques pourraient entrer dans la catégorie des vélomoteurs, ce qui nécessite le port du casque.

Ce qu'ont du mal à comprendre certains pratiquants de vélo électrique. "S'il faut payer l'assurance, acheter un casque, ce n'est pas bien pour ceux qui ne peuvent pas payer tout ça", remarque l'une d'entre eux. Mais la sécurité est à ce prix.