Leur bateau tombe en panne, les occupants sans matériel de sécurité ont pu être sauvés

sauvetage polynésie française
Carte Tahaa Bora
Leur embarcation a été retrouvée non loin du récif de Tahaa. ©Google Maps
Dans la nuit du 06 au 07 mars 2022, le JRCC Tahiti a coordonné une opération d'assistance pour sauver un poti marara qui avait une avarie entre Taha’a et Bora Bora. Ses occupants n'avaient pris aucun matériel de sécurité à bord.

Prendre la mer, sans les risques. Ce que n'ont pas fait les deux personnes qui on été sauvées entre Tahaa et Bora Bora après que leur bateau a subi une avarie.

Mais ce dernier ne disposait que d’un téléphone portable peu chargé, d’aucun moyen de communication radio (VHF portative), ni de localisation, d’aucun matériel réglementaire de signalisation pyrotechnique ni de balise de détresse.

Sauvetage

Alerté à 19 heures par la police municipale, ce n’est qu’au terme d’une longue enquête auprès du propriétaire et de sa famille, des gendarmes, des pompiers et policiers municipaux des 2 îles, que le JRCC est parvenu à localiser avec une relative précision ce bateau de 7 mètres à la dérive avec 2 personnes à bord.

Une vedette communale de Bora Bora a été engagée par la commune puis le navire de croisière « Paul Gauguin » a été dérouté à 20h pour repérer plus précisément l’embarcation alors située à moins d’un kilomètre du récif de Taha’a.

Coût élevé des sauvetages

Les 2 naufragés, sains et saufs, ont ensuite été pris en charge et leur poti marara, en avarie en raison d’une panne de carburant, a été remorqué à 21h30 jusqu’à Bora Bora par la vedette communale.

Cette intervention a ainsi privé l'île de Bora Bora d’un des moyens de sauvetage jusqu’à 1h20 du matin. Pour autant, grâce à la collaboration efficace entre les services de la commune, de l’Etat et les moyens privés, cette opération de recherche et d’assistance a pu être menée dans de bonnes conditions.

En l’absence de préparation de la navigation en amont, cet incident aurait pu avoir de graves conséquences pour les personnes à bord qui se trouvaient sans aucun moyen de communication, ni moyens réglementaires de signalisation de leur présence et qui se sont malgré tout engagées en mer.

Ces opérations de sauvetage qui pourraient être évitées, ont un coût. Antoine Ferri, le directeur du JRCC, nous donne un ratio : c’est 1 pour 1000 par rapport au prix un matériel de sécurité. Ainsi un sauvetage coûte la bagatelle de plusieurs dizaines de millions, jusqu'à dépasser les 100 millions cfp ! Alors qu'un kit de sécurité complet revient à un peu plus de 30 000 cfp. 

Depuis le début d’année, le JRCC a réalisé 81 opérations d’assistance et de sauvetage. 65% des opérations menées par le JRCC sont des opérations de sauvetage de vies humaines.

Les règles de sécurité

règles sécurité en mer
Apparemment, trop de gens ne respectent pas les règles de sécurité avant de prendre la mer. ©Haut-commissariat

À l’occasion de cette opération, le JRCC Tahiti rappelle l’importance de respecter les règles de sécurité élémentaires.

Avant de prendre la mer, il est indispensable :
- que la navigation soit correctement préparée (matériel, carburant, vivres),
- que le matériel réglementaire soit embarqué.
Par ailleurs, quand un bateau n’est pas arrivé à sa destination comme prévu, tout requérant, témoin, proche ou relais doit donner l’alerte le plus rapidement possible en contactant immédiatement le JRCC.

Pour contacter le JRCC : Téléphone : 16 (appel gratuit) ou 40 54 16 16 VHF 16, MHF 8291 MHz contact@jrcc.pf