Margareth's place, le refuge pour les élèves en souffrance

éducation polynésie française
Margareth's place
Ici, les élèves retrouvent le sourire. ©Polynésie la 1ère
Il connaît un succès phénoménal. Le dispositif Margareth's Place lancé en mars 2021 au lycée Diadème, est un espace d'écoute et d'échange. Il attire de nombreux élèves qui peuvent confier à un psychologue leurs problèmes personnels. Le succès avéré de ce concept "safe room" permet l’ouverture prochaine d’un espace identique au lycée de Taravao.

Décompresser, se confier en toute sécurité. Ici, les élèves sont les bienvenus en dehors des cours …un espace bienveillant, ouvert à tous …. l’écoute y est le maître mot. "Le fait que ce soit implanté au sein d'un établissement scolaire facilite leur venue ici. Ce qui ressort beaucoup ce sont les problèmes familiaux, d'addiction, de couple, de violences", explique Maily Albonico, psychologue clinicienne. "Ca nous a permis de prendre en charge des élèves dans des situations particulières, ayant besoin d'un suivi, d'un accompagnement important", ajoute Ségolène d'Ortoli-Guichard, professeure d'anglais.

Margareth's place
Tepati Tuaunu, ambassadrice Margareth's place, a pu parler de ses problèmes avec Maily la psychologue. ©Polynésie la 1ère


L’école devient alors un lieu d’épanouissement pour les élèves, comme pour Tepati Tuaunu, ambassadrice Margareth's place, impliquée dans les campagnes de prévention. "J'en ai connu pleins qui grâce à ce dispositif ont pu changer, ont changé leur vie...Moi aussi j'ai rencontré des problèmes, cela n'a pas été facile d'en parler, ça m'a pris beaucoup de temps pour que ça change, grâce aussi à Maily [la psychologue]", précise la jeune fille.

Margareth's place
Quand on peut mettre des mots sur les maux, ça va beaucoup mieux. ©Polynésie la 1ère


Une psychologue à temps plein, c’est rare et c’est une aubaine pour l’établissement. "Tout ce qu'elle fait sur la thématique des violences correspond aussi à ce que nous avons besoin de traiter dans l'établissement", estime Pascale Agosti, proviseure adjointe.

Le dispositif, cofinancé par le Pays,  permet d’éviter le décrochage scolaire. Une antenne est aussi ouverte au lycée de Taravao.