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Récifs coralliens de Moorea : terrain de recherche idéal pour les scientifiques

Des chercheurs du monde entier ont mené une étude scientifique sur les récifs coralliens de Moorea, débutée il y a un an. Les premiers résultats ont été dévoilés ce vendredi à Paris. Le lagon de l'île soeur est un terrain d'étude idéal selon les chercheurs. 
 
 

Lagon de Moorea. © La 1ère / Waterman tahiti tour
© La 1ère / Waterman tahiti tour Lagon de Moorea.
  • Aiata Tarahu - Polynésie la 1ère
  • Publié le , mis à jour le
Les premiers résultats d’une étude inédite menée en Polynésie sur les récifs coralliens ont été dévoilés ce vendredi à Paris. Il s’agit projet REEF Services qui a débuté il y a un an. Il doit permettre de  mesurer  et  de  prédire  les  conséquences  du  réchauffement  climatique  sur  les  récifs  coralliens  et  les  services  qu’ils  rendent. Cette première partie s’est concentrée sur la capacité de ces organismes vivant à protéger les littoraux. Des recherches menées par des chercheurs venus du monde entier sur le site de Moorea. Un terrain d’étude idéal selon Valeriano  Parravicini,  maître  de  conférences  de  l’École  Pratique  des  Hautes  Études. Il répond à Edwige SAINT-THOMAS

"Les chercheurs de l'étranger viennent en Polynésie pour avoir une étude de très haute résolution"


Les récifs coralliens de Moorea sont très prisés

Ce n'est pas la première fois qu'une étude sur les récifs coralliens est réalisée à Moorea. D'autant plus que c'est également sur l'île soeur qu'est implanté le Criobe, le Centre de recherche insulaires et observatoire de l'environnement. 

Il faut dire que le lagon d'Eimeho (ancien nom de Moorea) est composé d'un récif de corail et des zones lagunaires de faible profondeur. La diversité des principaux peuplements récifaux comme les coraux, les mollusques, les éponges, les échinodermes et les macros algues, présents à Moorea sont caractéristiques des récifs de Polynésie et correspondent à la diversité régionale (1.500 espèces de mollusque, 800 de poissons, 346 d’algues, 170 de coraux et 30 d’échinodermes). 

Autant de raisons qui poussent les chercheurs du monde entier à se rendre sur place pour y observer les fonds marins. Et cette étude menée sur les récifs de Moorea donne de l'espoir aux scientifiques. 

"Si on garde nos coraux en bon état de santé, même dans un contexte de montée du niveau des eaux, on ne perdra pas la capacité du récif à protéger les côtes"


Un écosystème remarquable 

Grâce aux efforts fournis par la commune de Moorea-Maiao, notamment pour son plan de gestion de l'espace maritime, le PGEM, le lagon de Moorea est classé zone humide d'intérêt mondial par la Convention de Ramsar. D’une superficie de 25 km², le lagon de Moorea est dominé par un écosystème remarquable que sont les récifs coralliens. 

Convention de Ramsar? 

C'est peu connu, mais Moorea est la seule île de Polynésie classée "zones humides" par la Convention de Ramsar
Cette convention est un traité international adopté le 2 février 1971. C’est le seul traité mondial du domaine de l’environnement qui porte sur un écosystème particulier et les pays membres de la Convention couvrent toutes les régions géographiques de la planète.
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