Soirée spéciale : les essais nucléaires

nucléaire polynésie française
Soirée spéciale : essais nucléaires
Soirée spéciale : essais nucléaires ©Polynésie la première
Ce mercredi 21 septembre, à partir de 19h25, découvrez deux documentaires poignants. Entre quête de reconnaissance et secrets de famille, ils vous ouvrent les portes de leurs intimités.
Soirée spéciale : les essais nucléaires ©Polynésie la 1ère

19:25 - Essais nucléaires, l'archipel de la colère 

LE REPLAY

Pendant trente ans, de 1966 à 1996, la France a testé 193 bombes nucléaires en Polynésie française, dont 46 essais à l'air libre. Des dizaines d'années pendant lesquelles les populations locales ont été exposées à la radioactivité, sans le savoir. Malformations, cancers, mortalité infantile quatre fois supérieure à la moyenne en Hexagone, les conséquences désastreuses sur la santé des Polynésiens et des personnels affectés aux essais se font encore sentir. Aujourd’hui, les Polynésiens œuvrent ensemble, au quotidien, pour effectuer un travail de vérité et de justice, pour avancer sur le chemin de la réconciliation et du renouveau.

Anciens ouvriers exposés aux retombées atomiques, habitants en quête d’une indemnisation de l’État qui ne se fait que trop attendre, accompagnants bénévoles et militants associatifs, ce sont eux qui recherchent, décryptent et découvrent, au sens propre du terme, les documents qui ont été cachés, les lois qui se font, les décisions politiques qui se prennent souvent loin de leur fenua.

Le documentaire part à la rencontre de ces habitants qui s'interrogent, alertent depuis des années sur les effets à long terme des radiations, réclament la reconnaissance des victimes et des excuses de la part de la France. Leurs combats, leurs connaissances fines des obstacles que les îles polynésiennes doivent encore surmonter ont permis de tracer les contours de l’impact du nucléaire dans la société polynésienne. Certaines victimes se lancent dans le long parcours de l'indemnisation. Une démarche administrative compliquée et douloureuse. Le documentaire donne la parole à celles et ceux à qui on a si peu donné et à qui on a pris l'essentiel, la santé.

  • Ce film est dédié à toutes les victimes des essais nucléaires français qui ne sont plus là pour faire part des souffrances qu'elles ont endurées. La France a fini, par la voix officielle de François Hollande et, récemment, du président Emmanuel Macron, à reconnaître ses torts. Elle n'a, jusqu'à aujourd'hui, pas encore trouvé les mots ni le moyen d'en demander pardon.
Essais nucléaires, l'archipel de la colère
Essais nucléaires, l'archipel de la colère ©Polynésie la première

20:18 - Moruroa Papa

LE REPLAY

Il y a cinquante ans, un homme quittait sa Bresse natale pour travailler sur le site des essais nucléaires à Moruroa, en Polynésie française. Dans ce documentaire poignant, son fils Paul Manate Raoux fait resurgir ce passé secret, classé « secret défense », qui le questionne depuis son adolescence.

Daniel Raoux a travaillé comme chef de zone à Moruroa (atoll de l’archipel des Tuamotu en Polynésie française) dans les années 60.  Aujourd'hui, il vit à Rurutu, île située dans l'archipel des Australes, où il s’est isolé, avec sa femme, ses chiens et ses souvenirs. Son fils Paul lui rend visite et tente de le faire parler de ce passé qui plane comme un lourd héritage inconscient au sein de cette famille.

Au départ, il y a une promesse. Celle que Paul a faite à son fils Louis, 15 ans, de l’emmener avant ses 18 ans sur l’île de ses ancêtres. 

Mais il y a surtout un regret. Celui de ne pas savoir qui est vraiment son père, ou plutôt l’impression qu’il lui manque quelque chose de lui. Il sait qu’il a travaillé à Moruroa quand il était enfant, mais il ne connaissait pas son travail, ni ce qu’il ressentait à l’époque et ce qu’il en pense aujourd’hui. 

  • À travers le passé secret de son père, le réalisateur aborde le thème de la reconstruction d’une famille, métisse et composite, faite d’identités disparates mais étrangement solidaires. Un film sur l’héritage et la mémoire, la filiation et la transmission.
Moruroa Papa
Moruroa Papa ©Polynésie la première