Territoriales 2023 : quelles alliances entre les formations politiques ?

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alliances avant territoriales
Qui ira avec qui ? Qui va s'allier avec qui ? Le jeu des tractations politiques a déjà commencé avant les territoriales de 2023. ©Polynésie la 1ère/Canva
Le compte à rebours est lancé avant les prochaines élections territoriales et avec lui la valse des tractations politiques...après plusieurs démissions au sein de la majorité Tapura, les formations politiques sont en pleine concertation et les alliances se profilent doucement mais sûrement. Une équation compliquée avec la multiplication des petits partis autonomistes qui prônent l’alternative.

Lors du 1er tour des élections législatives, les candidats du parti de la majorité étaient en tête dans la 1ère et la 2ème circonscription. En revanche dans la 3ème circonscription, le candidat indépendantiste avait une avance de 600 voix sur son collègue autonomiste.  

Pour les territoriales, le Tapura de Fritch étant un vrai parti politique n’est pas dans une logique d’alliance sauf si les autonomistes qui ont claqué la porte rentraient au bercail, explique le parti rouge et blanc.

Pas de coalition pour Temaru

Même topo au Tavini huiraatira. Les 3 députés indépendantistes élus il y a 3 mois à peine confortent le choix de leur leader Oscar Temaru de se présenter sous la bannière bleue. "Je pense que ce ne sont pas les partis politiques qu'il faut rassembler. C'est le peuple maohi. [Le Tavini est prêt à accueillir des partis politiques mais sous sa bannière] voilà, il faut simplifier les choses. On a déjà vu le rassemblement pour la démocratie UPLD, et un gouvernement de coalition, ça ne tient pas la route", dit-il. 

Heiura les verts qui se présente également aux territoriales ayant essuyé un faible score aux législatives est prêt à accepter les conditions du Tavini Huiraatira explique son président Jacky Bryant : "On a rencontré Oscar Temaru...D'après ce que j'ai compris, il souhaite que ce soit au nom du Tavini...Aujourd'hui, on le fait parce qu'on a eu un passé ensemble, et ensuite par absence de choix".

A Here ia Porinetia de Nicole Sanquer et son groupe à l’assemblée de la Polynésie se sont démarqués lors du 1er tour des législatives, mais leurs candidats n’étaient pas de taille à affronter au second tour le Tapura et le Tavini. "Pour nous c'est une question prématurée, on a appris le départ de Teva Rohfritsch, de Nicole Bouteau et de Philip Schyle. Nous on est un peu dans la même démarche, on essaie d'élaborer un programme, on étoffe nos comités sur le terrain. On sera aux Raromatai, à Maupiti, à Tahaa, à Raiatea", précise Nuihau Laurey de A Here ia Porinetia.

Te Nati-RN veut des maires

Il y a 15 jours, le Te Nati-Rassemblement national et le Hau maohi ti’ama de Tauhiti Nena ont signé une convention de partenariat pour les prochaines élections. Mais la cerise sur le gâteau serait d’afficher des maires sur leur liste explique Hiro Marshall, vice-président du parti d’Eric Minardi : "Nous rencontrons en ce moment plusieurs maires pour consolider cette plateforme. Nous sommes en marche pour créer la 3e voie. [Ce serait une alternative à l'indépendance du Tavini et l'autonomie du Tapura ?] Nous restons entre l'autonomie et pourquoi pas une indépendance dans 40 à 50 ans", estime le vice-président de Te Nati.

Reste le Amuitahiraa no te Nunaa Maohi de Gaston Flosse et le nouveau parti de Teva Rohfrisch. Si le premier a besoin d’alliance pour être dans la course du second tour des territoriales, le second ne s’est pas encore positionné sur l’opportunité de s’unir à une autre liste. 

 

 Ecoutez le reportage de Titaua Doom :