Un combat quotidien pour la transmission du Reo Tahiti

économie polynésie française
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Les enfants de quartiers prioritaires bénéficient de cours de Reo Tahiti enseignés par l'association ©JL
L'association Hotuarea se bat tous les jours pour que la langue tahitienne ne se perde pas.

Vous le savez, cette semaine, nous célébrons le bilinguisme et les langues régionales sur France télévisions ! L'occasion pour notre rédaction, de valoriser encore plus, la langue tahitienne. Depuis quelques années, face à la menace qui pèse sur nos langues, des associations tentent de redynamiser la transmission de la langue entre les générations. C'est le cas de l'association Hotuarea Nui.

Chaque mois, l'association organise une journée polynésienne. Une occasion pour tous de s'habiller en tenue locale et de pratiquer le tahitien. Au programme, de la couture ou encore l'entretien d'un jardin partagé. La petite structure se charge de l'enseignement de la langue aux enfants et à leurs parents. 80 % des enfants qui fréquentent la maison associative sont issus de quartiers prioritaires. 

Pour réaliser le travail énorme au quotidien, l'association compte un salarié en CDI, trois salariés en CDD à courte durée et deux autres CDD plus longs de deux à trois ans. Ces derniers ne seront probablement pas reconduits à la fin de l'année. Un coup de pouce rendu possible grâce aux aides du Pays et de l'État, mais qui doit être complété. Yannick Tevaearai, le président de l'association Hotuarea Nui souhaite prochainement embaucher en CDI. Pour cela, il sollicite l'aide des autorités du Pays et de l'État.