Un palangrier chinois échoué aux Tuamotu, l'équipage a été secouru et des mesures anti pollution engagées (màj)

environnement tuamotu-gambier
Hélicoptère Dauphin
©Ministère de la Défense
Dans la nuit du 22 au 23 juillet, un palangrier chinois de 40 mètres s'est échoué à Anuanurunga, aux Tuamotu. La mission de sauvegarde de la vie humaine a été menée avec succès. Les services de l’Etat et du Pays concourent à contenir le risque de pollution.

Un palangrier chinois de 40 mètres s'est échoué à Anuanurunga, proche de Nukutepipi, aux Tuamotu. Le navire a un fort degré de gite nécessitant son évacuation.

Les 15 personnes à bord ont évacué sur le récif. Il n'y a, à priori, pas de blessé. L'équipage est en lien radio avec le JRCC qui coordonne l'opération de reconnaissance et de sauvetage.

Un Gardian est engagé pour réaliser une reconnaissance aérienne. Quelques traces de pollution sont visibles.

L'opération de sauvetage des marins et d’évaluation, supervisée par le JRCC, est en cours avec l'engagement complémentaire d'un Dauphin et d'un Casa.

Vendredi 23 en fin de journée le haut commissariat précise : 

Dans la nuit du vendredi 23 juillet, un palangrier chinois s'est échoué à Anuanurunga, proche de Nukutepipi, îles du Duc de Gloucester, à 365 milles nautiques de Tahiti.

Ce palangrier transitait en allure de route depuis les eaux des îles Cook vers les eaux internationales au large de Pitcairn. Il s’était signalé au JRCC à son entrée dans la zone économique de Polynésie. L’analyse de sa cinématique montre qu’il n’a pas pêché dans la zone économique de Polynésie. 

L’alerte ayant été donnée, le JRCC a aussitôt coordonné la mission d’un Falcon 50 Gardian de la Marine Nationale chargé d’aller évaluer la situation. Les premières images montrent le navire couché sur le flanc, et les quinze membres de l’équipage sains et saufs sur le rivage, ont pu évacuer le navire.

Pendant ce temps-là, le plan ORSEC de niveau 2 a été activé et une opération d’évacuation coordonnée par le JRCC a été ordonnée par le haut-commissaire, Dominique Sorain, assisté du commandant de zone maritime, le contre-amiral Rey.

A 15h20 ce même jour, un hélicoptère Dauphin de la flottille 35F de la Marine Nationale a commencé l’évacuation de l’équipage du palangrier vers Nukutipipi, tandis qu’un avion Casa de l’armée de l’air achemine sur place une équipe d’évaluation composée d’un médecin, de deux gendarmes, d’experts de la Marine Nationale et des affaires maritimes (Etat et Pays), ainsi qu’un barrage antipollution de 300m et des plaques absorbantes pour pouvoir confiner une éventuelle brèche dans la coque.

En effet, les images montrent une irisation superficielle de gazole de navigation à la surface de la mer sur une bande de 1 mille nautique.

La mission de sauvegarde de la vie humaine ayant été réalisée avec succès, l’objectif des services de l’Etat et du Pays est maintenant de contenir le risque de pollution. Il est actuellement prématuré de se prononcer sur les solutions techniques de renflouage du navire.

Le parquet a été saisi et évalue les suites pénales envisageables.