polynésie
info locale

Une reconnaissance internationale pour le livre Tapa ?

livres tahiti
Tapa / livre
©Somogy
Le livre Tapa a été nominé en plus de deux autres ouvrages en français pour le prix international du livre d'art tribal 2017. Si le jury du prix aura la charge de décider du lauréat, les lecteurs sont également invités à voter pour exprimer leur choix. Le gagnant sera connu le 9 décembre prochain.
Le beau livre Tapa, de l’écorce à l’étoffe. Art millénaire d’Océanie. De l’Asie du Sud-est à la Polynésie orientale / Tapa, publié aux éditions Somogy, a été sélectionné pour le prix international du livre d'art tribal 2017. Deux autres ouvrages en français sont en lice pour ce prestigieux prix, et trois ouvrages en anglais, qui sera remis au gagnant le 9 décembre prochain chez Sotheby’s à Paris, lors d'une vente organisée le même jour.

Le jury est composé d’éminents spécialistes pour l’Afrique, l’Océanie et l’Asie. Si les membres auront la charge de décider du lauréat, les lecteurs sont également invités à voter pour exprimer leur choix. En effet, l’ensemble des votes par les lecteurs interviennent dans la désignation finale. Les votes sont ouverts du 13 octobre au 10 novembre sur ce site : http://www.prixpilat.com/participate.

Tapa / livre
©Somogy

Les années précédentes, ce sont majoritairement des livres sur l'art africain qui ont été primés. Les auteurs du livre espèrent donc que cette année la voix à l’Océanie sera portée grâce à ce beau livre. Il est possible de découvrir et feuilleter une partie du livre sur le site de la maison d'édition Somogy

Disponible depuis le 6 septembre dans les libraires métropolitaines, le livre sera à la libraire Archipels à Tahiti dès le 12 décembre. Il sera également présenté lors du salon du livre "Lire en Polynésie", le 17 novembre de 14h à 15h à la Maison de la Culture.

600 pages illustrées


Présenté officiellement à Paris le 13 septembre dernier, lors de la prestigieuse manifestation internationale Parcours des mondes, Tapa est la consécration d’un travail de recherches de plusieurs années. Avec plus de 600 pages richement illustrées, il invite le lecteur à un voyage à travers l’espace mais aussi le temps. Il embarque le lecteur pour la Chine, où des battoirs de pierre datés de 8000 ans ont été exhumés, à l’Océan Pacifique, d’Ouest en Est, comme le firent les migrations qui ont abouti à son peuplement, en passant par l’Indonésie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Vanuatu, la Nouvelle-Calédonie, les îles Fidji, Wallis, Futuna, Niue, les Samoa, Tonga, les îles Cook, Tahiti et les Marquises, l’île de Pâques, Pitcairn et enfin Hawai’i.

Objet essentiel du patrimoine culturel immatériel des sociétés peuplant tous ces archipels, le tapa a eu des destins différents suivant les îles et suivant la colonisation occidentale qui les a affectées. Toujours particulièrement vivant en Papouasie-Nouvelle-Guinée, à Tonga, aux Samoa, à Wallis et Futuna et même à Fidji, il avait quasiment disparu ailleurs jusqu’à ce que des passionnés le fassent renaître.

Le livre consacre aussi une partie de ses pages à la création contemporaine, aux artistes qui ont pris le tapa comme thème ou qui utilisent eux-mêmes le tapa comme support de leurs œuvres.
L'histoire du tapa
L’histoire des étoffes d’écorce battue débute il y a plus de huit millénaires en Asie du Sud-Est, berceau des peuples océaniens. Au fil des générations et des migrations successives vers l’Est qui ont conduit au peuplement des îles du Pacifique, le génie des hommes a su en faire des étoffes d’une souplesse et d’une finesse extrêmes pour les plus raffinées. Elles ont été teintes, parfumées, se sont couvertes de motifs en relation avec la symbolique propre au clan, à l’ethnie, à l’île… au point d’en faire de véritables objets d’art.

Associées aux rites sacrés, aux échanges cérémoniels, mais aussi aux rituels qui marquent les étapes de la vie, de la naissance à la mort, profondément intégrées aux relations sociales au sein des communautés, elles ont constitué le signe extérieur de la richesse ou du pouvoir de leur propriétaire, ont servi dans les échanges coutumiers.

On leur donne aujourd’hui le nom polynésien générique de tapa. Des " passeurs de savoirs " animés d’une grande passion perpétuent la tradition, démontrant que le tapa n’est pas figé, qu’il vit et se renouvelle.
Publicité