Salles de sport : la réouverture se fait attendre

coronavirus tahiti
salle de sports
©Polynésie la 1ère

Les propriétaires de salles de sports sont suspendus à la décision que prendront  l'Etat et le Pays. Vont-elles pouvoir rouvrir ou pas ? Sur les 18 salles de gym, 2 ont mis les clés sous la porte. En attendant, certains clubs n’hésitent pas à s’entraîner en plein air.

Noël est passé mais certains cadeaux n’ont toujours pas été déballés... Et pour cause, cette salle de sport n’est pas encore ouverte. Cependant, elle enregistre déjà 550 inscrits. Eddie, un ancien basketteur de haut-niveau, a décidé de se remettre au sport. Il aimerait bien s’inscrire ici. "On est de passage pour voir si c'est ouvert, pour pouvoir venir (...) reprendre le sport et se maintenir en bonne santé", confie ce sportif. 

Shane, lui, est un habitué des salles de musculation. "Juste avant, j'étais au Lotus (...) Mais ça a fermé à cause du Covid". A l’intérieur du matériel à la pointe du progrès, made in Italy. La salle est répartie sur 3 niveaux, soit une surface de 1000 m² entièrement climatisée. "On est ouvert de 5h à 22h du lundi au dimanche" explique Lolas Heuze, technicien. Le projet date de 2019. Aujourd’hui, tout est fin prêt à l’heure où les salles de sport sont toujours fermées. Mais Mailee Faugerat, co-propriétaire des lieux, aimerait bien ouvrir au plus tôt. "Le sport c'est bon pour la santé, ça contribue à lutter contre l'obésité et puis surtout ça contribue à renforcer son système immunitaire. Donc, je ne vois pas pourquoi on ne serait pas autorisé à faire du sport pendant la période Covid". 

Des entraînements en plein air

 

Eux, n’ont plus de salle depuis le mois de novembre. Ils ont donc opté pour un entraînement en plein air. "On respecte le réglement du gouvernement (...) On est de notre mieux pour qu'on ne s'arrête pas dans notre sport, la boxe. On est toujours là en attendant que ça ouvre, on aimerait bien que les salles rouvrent", admet Rodrigue Ah-Min, entraîneur de boxeurs amateurs et professionnels. 

Aujourd’hui, Tehau a mis son kimono de jiu-jitsu de côté pour enfiler les gants. Un moyen comme un autre pour garder la forme. "On sait tous un jour que les compétitions internationales vont rouvrir, du coup, il faut rester prêt. Faut pas dormir, comme on dit ici", s'amuse ce pratiquant de jiu-jitsu. Une quinzaine de salle attendent toujours le feu vert du Pays et du haut-commissariat pour rouvrir. Si le confinement perdure, certaines salles pourraient fermer définitivement. 

 

Les Outre-mer en continu
Accéder au live